![]() |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Sylvestre, AnneArticle
Plan de l'article
Sylvestre, Anne (1934- ), auteur, compositeur et interprète française.
Née à Lyon (Rhône), Anne Beugras, dite Anne Sylvestre, débute dans la chanson en 1957 ; les femmes auteurs-compositeurs-interprètes sont alors encore rares dans la chanson française. Le ton incisif de ses textes, l’engagement personnel qui y transparaît — bien qu’elle ait toujours refusé le qualificatif de « chanteuse engagée » —, en faveur des droits des femmes (« Une sorcière comme les autres ») ou contre la guerre (« Mon mari est parti »), lui assurent les suffrages d’un public fidèle et les encouragements de ses pairs (Gilbert Bécaud, Georges Brassens, Jacques Canetti, Guy Béart). Durant la vague yé-yé (dans les années 1960), Anne Sylvestre, comme beaucoup d’artistes étiquetés « rive gauche », voit sa carrière décliner. Les radios, la télévision et les salles de spectacles n’ont plus d’yeux que pour Johnny Hallyday, Sylvie Vartan ou Sheila. Sans renoncer à son message de tolérance, elle se consacre à partir de 1962 — avec succès et loin de toute tentation d’abêtissement — à la chanson pour enfants (les Fabulettes, dix-sept volumes parus et vendus à 1,3 million d’exemplaires en 2007) tout en continuant à enrichir, à l’écart des circuits du show-business et pour un public choisi, son répertoire pour adultes. Son militantisme en faveur de la cause des femmes trouve d’ailleurs un écho tout particulier au début des années 1970, alors même que les questions de la contraception, de l’avortement et du viol suscitent de virulents débats de société : « Non, tu n’as pas de nom », « Rose » et « Douce maison » sont ainsi de vibrants plaidoyers (en faveur du libre choix d’enfanter) et réquisitoires (contre le viol).
Dans les années 1980, Anne Sylvestre fait son retour sur scène avec des thèmes non pas renouvelés mais plus en accord avec les préoccupations de l’époque : elle aborde ainsi les problèmes du racisme « ordinaire », de la discrimination et de son inquiétante banalisation, traquant et dénonçant inlassablement l’intolérance et la bêtise, quels que soient les oripeaux qu’elles revêtent. À l’Olympia (à Paris), en 1988, aux côtés de la chanteuse québécoise Pauline Julien, elle retrouve son public grâce à des morceaux aux textes plus mordants, mais toujours poétiques (« Marie-Géographie »). Sur scène, accompagnée d’une contrebasse et d’un piano, elle distille tendresse, humour, férocité au besoin. En 1997, c’est à destination des adultes qu’elle enregistre un nouvel album de fables, La Fontaine-Sylvestre (variations autour des fables de Jean de La Fontaine). Même si ses albums Arbres verts (1998) et Partage des eaux (2000) et ses passages sur scène la placent sous les feux de l’actualité, l’œuvre d’Anne Sylvestre (une quinzaine de disques) n’a pas toujours obtenu la diffusion et la reconnaissance qu’elle méritait. Alors qu’elle est l’auteur de 300 chansons pour adultes, elle reste en effet identifiée avant tout aux « fabulettes » qu’elle a écrites pour les enfants, regret qu’elle exprime dans sa chanson « les Rescapés des Fabulettes », dans son album Bye Mélanco (2007).
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |