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  • Arrigo Boito, Idées fixes, trop fixes - Les Éditions du Sonneur

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  • Arrigo Boito

    BOITO, Arrigo (Padoue, Vénétie, 1842 - Milan, 1918). Né d’un père vénitien, peintre et miniaturiste et d’une aristocrate polonaise.

  • Arrigo Boito - Wikipédia

    Arrigo Boito (24 février 1842 à Padoue – 10 juin 1918 à Milan) est un compositeur, un romancier et un poète italien, connu surtout pour ses livrets d'opéra et pour son ...

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Boito, Arrigo

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Boito, Arrigo (1842-1918), écrivain, librettiste et compositeur italien.

Né à Padoue, Arrigo Boito suit des études musicales au conservatoire de Milan. Il obtient ensuite une bourse grâce à laquelle il se rend à Paris en 1861, puis entreprend un voyage à travers l’Europe, pour finalement se fixer à Milan. Il se fait remarquer pour ses travaux littéraires et ses critiques musicales, appréciés notamment de la Scapigliatura, mouvement littéraire milanais cherchant une alternative à la tradition italienne. Boito devient d’ailleurs l’ami de l’écrivain Emilio Praga, chef de file du mouvement. Journaliste, écrivain (l’Alfier nero), critique et poète (Libro dei versi, 1877  ; il Re Orso, 1865), Boito a écrit de nombreux livrets d’opéras : Amleto (1865) pour son camarade d’études Franco Faccio, chef d’orchestre et compositeur, la Falce pour la soprano Angelica Catalani, la Gioconda (1876 et 1880) pour Amilcare Ponchielli, Alessandro Farnese pour le compositeur et pianiste Costantino Palumbo.

L’œuvre musicale de Boito comprend deux opéras : Mefistofele (1868-1881) et Nerone (1842-1918). La première représentation de Mefistofele, écrit d’après le Faust de Goethe, a lieu en 1868 à la Scala de Milan et dure cinq heures trente. Elle suscite un tel tollé que Boito reprend son ouvrage ; il ne signera désormais ses œuvres que sous le pseudonyme de Tobia Gorrio (anagramme d’Arrigo Boito). Influencé par le romantisme allemand et insistant sur la dimension philosophique de l’œuvre de Goethe, Mefistofele marque une rupture avec la tradition italienne pure, évitant autant que possible les arias et les airs séduisants. Représentée dans une nouvelle version remaniée en 1875, l’œuvre connaît enfin un vif succès, mais ne trouve sa forme définitive qu’en 1881. Mefistofele possède quelques beaux airs et passages émouvants comme l’air d’Elena (soprano), « L’Altra notte », et celui de Margherita, « Coro angelico ».

Quant à Nerone, le second opéra de Boito, auquel il a travaillé de 1862 à 1916, est resté inachevé. Seul le livret a été publié du vivant de son auteur (1901). Il faudra attendre 1924 pour assister à la création par Arturo Toscanini de l’opéra, terminé par les compositeurs Vincenzo Tommasini et Antonio Smareglia.

Boito, admirateur de Wagner, dont il a traduit Tristan en 1876, ne trouvera l’équilibre tant recherché entre tension dramatique de la musique et du texte que dans sa collaboration avec Giuseppe Verdi. Il est en effet l’auteur du livret de l’Inno delle Nazioni (1862) et surtout des deux chefs-d’œuvres Otello (1887) et Falstaff (1893). Grâce au succès de la seconde version du Mefistofele et à sa contribution déterminante aux œuvres de Verdi, Boito sera jusqu’à sa mort adulé et couvert d’honneurs dans son pays — il sera notamment nommé sénateur au Parlement italien en 1912.

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