![]() |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Desarthe, GérardArticle
Plan de l'article
Présentation ; Les premières années ; Les rencontres avec Chéreau, Vincent, Engel, Jourdheuil… ; L’acteur des grands textes
Desarthe, Gérard (1945- ), comédien et metteur en scène français.
Né à Paris, fils de menuisier, Gérard Desarthe interrompt très tôt ses études. Souhaitant embrasser la carrière d’acteur, il suit des cours du soir chez Pierre Valdé et, en 1962, accepte un rôle de figurant à la comédie de Bourges, dirigée par Gabriel Monnet. Dans les années 1960, il est de toutes les aventures : au théâtre de la Commune avec le metteur en scène Gabriel Garran ; dans les premiers spectacles des théâtres de Villejuif, de Malakoff et de la maison de la culture de Grenoble, mais c’est dans la Ménagerie de verre de Tennessee Williams, mis en scène par Pierre-Étienne Heymann, qu’il obtient son premier vrai grand rôle.
Engagé au Théâtre de l’Est parisien (TEP) en 1967, il joue sous la direction de Guy Rétoré. Il quitte le TEP pour jouer Richard II de Shakespeare (1969), mis en scène par Patrice Chéreau à Marseille, puis à Paris. En 1970, il rencontre ceux qui vont constituer sa famille théâtrale : Jean-Pierre Vincent, André Engel, Jean Jourdheuil, Maurice Bénichou et Philippe Clévenot. En 1978, le Syndicat de la critique dramatique le désigne comme le meilleur acteur de l’année pour son interprétation dans le spectacle de Jean Jourdheuil, Jean-Jacques Rousseau, joué en solo plus de trois cents fois.
Giorgio Strehler et Roger Planchon l’initient aux classiques, pour lesquels il avait montré jusqu’alors quelque méfiance. Avec le premier, il tient le rôle-titre du Dom Juan (1980) de Molière, campant un personnage inquiétant et insondable ; avec le second, il joue à l’Odéon Alcandre et Matamore dans l’Illusion comique (1986) de Corneille. Expérience décisive puisque, pour sa première mise en scène, c’est Corneille qu’il choisit, avec le Cid (1988) ; la même année, il interprète sous la direction de Patrice Chéreau un Hamlet qui lui vaut le Molière du meilleur acteur. En 1993, il interprète, en duo avec Ludmilla Mikaël, Célimène et le Cardinal, une pièce de Jacques Rampal qui a imaginé une suite aux amours contrariées et impossibles d’Alceste et Célimène (le Misanthrope), vingt ans après. Le spectacle mis en scène par Bernard Murat triomphe à Paris et en tournée. En 1996, Gertrud de Hajmal Söderberg et surtout Démons de Lars Nóren apportent auprès du public la confirmation que le comédien est passé maître dans l’art de la mise en scène. En 1999, il aborde Claudel et son Partage de midi qu’il monte à Chaillot. Il joue également dans En attendant Godot de Samuel Beckett à l’Odéon, aux côtés de François Chattot, Roger Gendly et Serge Merlin, dans une mise en scène de Luc Bondy. En décembre 2000, le brutal et sauvage interprète de Shakespeare et Ibsen apparaît dans le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux, mis en scène par Gildas Bourdet au théâtre de la Criée à Marseille. En 2001, il poursuit sa collaboration avec le metteur en scène pour Raisons de famille de Gérard Aubert.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |