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Résultats avec Windows Live® Search Dorval, MarieArticle
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Dorval, Marie (1798-1849), actrice française, remarquable interprète du mélodrame et du drame romantique.
Née à Lorient, dans une famille de comédiens, Marie Delaunay a cinq ans lorsqu’elle monte pour la première fois sur les planches. En 1814, elle est engagée avec sa mère dans la troupe ambulante d’Alain Dorval, qu’elle épouse et dont elle a deux enfants. Marie Dorval fait les belles heures du théâtre de la Porte-Saint-Martin, où elle rencontre le succès dans le mélodrame de Victor Ducange, Trente Ans ou la Vie d’un joueur (1827), aux côtés de Frédérick Lemaître, qui a souvent été son partenaire sur le boulevard du Crime, puis dans un mélodrame scandaleux, Dix Ans de la Vie d’une femme (1831). Marie Dorval symbolise l’actrice romantique par excellence dans Antony (1831) de son ami Alexandre Dumas.
En 1829, pour son rôle dans Marino Faliero de Casimir Delavigne, Marie Dorval est consacrée « première actrice de Paris ». La même année, elle épouse en secondes noces Jean-Toussaint Merle (1785-1852), auteur dramatique, journaliste, directeur de l’Opéra-Comique puis du théâtre de la Porte-Saint-Martin ; celui-ci se montre fort discret lors de la liaison passionnée qu’entretient Marie Dorval avec Alfred de Vigny, en 1832. Ce dernier écrit pour elle Quitte pour la peur (1933) et sa prestation dans le rôle de Kitty Bell dans Chatterton (toujours d’Alfred de Vigny), créé en 1835 à la Comédie-Française, impressionne le public. Marie Dorval mène une vie épuisante, jouant plusieurs fois par jour des pièces différentes, souvent sur les routes pour gagner sa vie et subvenir aux besoins de son mari devenu impotent, de sa fille et de son gendre. Grâce à l’amitié indéfectible de ses amis intimes, George Sand, Alexandre Dumas et Victor Hugo, elle réussit à surmonter toutes ces épreuves. Vedette du boulevard du Crime, d’une très grande sensibilité qu’elle sait communiquer au public quand elle interprète, entre autres, des rôles de victimes désespérées, elle n’a jamais été admise comme pensionnaire à la Comédie-Française, où triomphent Mademoiselle Mars et le classicisme. Son dernier grand succès, Marie-Jeanne ou la femme du peuple (1844), d’Adolphe Dennery (ou d’Ennery), met en scène une des héroïnes du théâtre romantique dont elle a été l’interprète inégalée.
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