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Résultats avec Windows Live® Search Borduas, Paul-ÉmileArticle
Borduas, Paul-Émile (1905-1958), peintre canadien, chef de file des automatistes, premier mouvement abstrait, à l’origine de la modernité picturale au Canada. Dans son village natal de Saint-Hilaire, Paul-Émile Borduas fait une partie de son apprentissage auprès du peintre symboliste Ozias Leduc. L’art des enfants et le surréalisme, dont il explore les théories, lui révèlent l’« importance morale de l’acte non préconçu ». Transposant visuellement les principes de l’écriture automatique suggérés par André Breton, Borduas élabore à partir de 1942 une peinture éloignée de toute figuration et dictée par les suggestions de l’inconscient. Secouant le conservatisme du Québec (qui traverse alors une période qualifiée de « grande noirceur » par les historiens), Borduas publie en 1948, avec ses collègues du groupe des Automatismes (dont Madeleine Arbour, Marcel Barbeau, Marcelle Ferron, Fernand Leduc, Jean-Paul Mousseau, Jean-Paul Riopelle, Claude Gauvreau), un manifeste collectif intitulé Refus global, ouvrage ronéotypé tiré à 400 exemplaires sous le nom d’éditeur Maurice Perron. Le document, tout en dénonçant le régime en place, prône la spontanéité du geste et la liberté totale de la pensée. Borduas est alors renvoyé de son poste de professeur à l’École du meuble où il enseignait depuis 1927. Il s’installe à New York, puis à Paris après 1955. Il y peint ses dernières œuvres, dramatiques et émouvantes (Trois plus quatre plus un, 1956, Galerie nationale d’Ottawa, aujourd’hui musée des Beaux-Arts du Canada). Souvent noires et blanches, leurs masses sobres et texturées se structurent en dégageant ces « énergies de la matière » qui étaient pour lui les reflets tout autant de « forces cosmiques » que d’« émotions humaines ».
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