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Résultats avec Windows Live® Search Delvaux, PaulArticle
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Delvaux, Paul (1897-1996), peintre belge apparenté au surréalisme, dont les tableaux mettent en scène des nudités féminines dans des atmosphères oniriques et blafardes, à l’érotisme latent.
Né à Antheit, dans la province de Liège, Paul Delvaux étudie la peinture et l’architecture à l’Académie des beaux-arts de Bruxelles de 1920 à 1924, où il suit les cours de Constand Montald. Ses premières œuvres sont influencées par l’impressionnisme, puis par l’expressionnisme allemand, qu’il connaît notamment par l’intermédiaire de Gustave De Smet. Il participe à l’exposition Minotaure de Bruxelles en 1934 aux côtés de René Magritte, de Salvador Dalí, de Max Ernst, de Joan Miró et de Balthus. Une rupture s’opère alors : Delvaux détruit la plupart de ses premières toiles.
À la fin des années 1930, Paul Delvaux trouve chez son aîné James Ensor, mais surtout chez René Magritte et chez Giorgio De Chirico l’inspiration d’un style auquel il demeure fidèle sa vie durant, et qui est qualifié par certains commentateurs de « réalisme magique ». La Fuite, de 1936, est l’une des premières œuvres de cette nouvelle manière, que son voyage en Italie de 1938 enrichit de citations de l’architecture antique et du thème des ruines désertes (la Ville endormie, 1938). La technique de Paul Delvaux est précise, sèche. Son académisme, volontairement anachronique, accentue par sa fausse naïveté l’érotisme latent des sujets. Ses œuvres représentent des anatomies féminines stéréotypées, muettes et figées dans un cadre strictement défini : jardin (la Grande Allée, 1964, The Surrealist Art Centre, Londres), petite gare déserte (Trains du soir, 1957, musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles), ruines (l’Acropole, 1966, Musée national d’Art moderne, Paris) ou banlieue froide (les Mains, 1941). Une pénombre inquiétante ajoute souvent à leur mystère. Un homme, habillé (le double de l’artiste ?), les ignore ou les regarde avec impassibilité. Des squelettes hantent parfois ces paysages imaginaires. L’œuvre de Delvaux est conservée dans les collections publiques belges, mais également à la Tate Modern de Londres, au Musée national d’Art moderne de Paris et au Museum of Modern Art de New York. Un musée consacré à l’artiste a été inauguré en 1982 à Saint-Idesbald, en Belgique.
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