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Résultats avec Windows Live® Search Klossowski, PierreArticle
Plan de l'article
Présentation ; L’adolescence nomade ; Georges Bataille et le Collège de sociologie ; La Vocation suspendue ; Sade, mon prochain ; Les tableaux vivants
Klossowski, Pierre (1905-2001), peintre et écrivain-philosophe français, dont l’œuvre (d’un abord difficile) se développe autour d’une réflexion singulière et vertigineuse sur le corps et le langage, où s’entrecroisent érotisme brûlant et conscience de l’indicible.
Fils du peintre et critique d’art Erich Klossowski de Rola et frère aîné du peintre Balthus, Pierre Klossowski est né à Paris. Après une adolescence nomade (Kassel, Berlin, Berne, Genève, Merano) dans un milieu d’artistes et d’écrivains (Bonnard, Derain, Ambroise Vollard, Rilke, Jouve, et plus tardivement Walter Benjamin dont il sera le premier traducteur) puis des études au lycée Janson-de-Sailly, il est l’assistant d’André Gide en 1923, suit les cours de l’École pratique des hautes études, puis se consacre à la traduction des Poèmes de la folie de Hölderlin qu’il entreprend en 1928 avec Pierre Jean Jouve.
À partir de 1932, il fréquente les milieux philosophiques et psychanalytiques (René Laforgue, Marie Bonaparte), et particulièrement la Société de psychanalyse où il se lie d’amitié avec Georges Bataille. À l’instigation de ce dernier, il participe au groupe du Collège de sociologie (où il donnera en 1939 une conférence sur Sade et la révolution), fait la rencontre des surréalistes (Breton, puis Masson au sein de la revue Acéphale), de Roger Caillois et de Maurice Heine (groupe Contre-Attaque).
Pendant l’Occupation, en pleine crise religieuse, il entre au noviciat des dominicains de la Lesse, entreprend des études de théologie à la faculté dominicaine de Saint-Maximin (Var) puis séjourne au séminaire de Fourvières (Lyon) et de La Fourche (Grenoble), et donne des conférences à l’Institut catholique de Paris (aventure spirituelle qu’il relate dans son premier roman, la Vocation suspendue, 1950). En 1944, il se convertit au luthéranisme, qu’il abjure l’année suivante. Après-guerre, il écrit dans la revue œcuménique Dieu vivant.
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