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Résultats avec Windows Live® Search Courrèges, AndréArticle
Plan de l'article
Courrèges, André (1923- ), couturier français dont le style futuriste a révolutionné les années 1960. L’orientation qu’il a donné à la mode (introduction de la minijupe et du pantalon dans la haute couture féminine) est parfois comparée à celle qu’a introduite Christian Dior vingt ans plus tôt avec le « new-look ».
André Courrèges suit les cours de l’École nationale des ponts et chaussées. Passionné par la mode, il s’installe à Paris en 1945. Il est élève de l’École supérieure du vêtement tout en travaillant pour divers couturiers. Engagé en 1950 comme coupeur chez Cristóbal Balenciaga, il en ressort onze ans plus tard pour ouvrir sa première boutique, avec la collaboration de son épouse. Cependant, il faut attendre 1965 pour voir se révéler la dimension profondément novatrice du style d’André Courrèges. Sa première collection de haute couture présente des pantalons à taille basse et à jambes étroites, conçus pour toutes les heures de la journée, mais aussi des robes sans manches, à forme trapèze, s’arrêtant au-dessus du genou, servies par une éblouissante technique de la coupe (elles ne comportent ni plis ni pinces). L’utilisation des textiles synthétiques et de la maille, la préférence donnée au blanc et aux teintes pastel s’inscrivent alors dans une volonté de modernité en phase avec l’air du temps — qui privilégie le modèle de la femme active et libérée. Ces innovations se retrouvent dans un ensemble d’accessoires insolites : les gants blancs, les socquettes portées avec des bottes blanches courtes, les chapeaux en paille à forme géométrique, ou encore les célèbres lunettes lapones, percées d’une simple fente horizontale.
Encouragé par le succès qu’il rencontre dès sa première collection, André Courrèges propose les années suivantes d’autres réalisations audacieuses. C’est la création du combishort, du pull transparent ou de la combinaison collante, en laine épaisse ou en vinyle. Dans le même temps, il s’attache à confectionner des robes du soir longues et très ouvertes, s’inscrivant bien dans l’esprit de la maison par l’emploi de matériaux inattendus comme le ruban entrecroisé ou le vinyle, ou par les curieuses fleurs de Celluloïd qui décorent ses combinaisons d’organza. Convaincu de l’absence d’avenir de la haute couture, André Courrèges professe une véritable volonté de démocratiser la mode. Il propose très tôt des lignes de vêtements pour différents budgets. Il répartit dès lors ses collections entre le prêt-à-porter de luxe avec la ligne « Couture future » (1968), la haute couture avec « Prototype » (1971) et le sportswear avec « Hyperbole » (1970), avant de lancer, en 1973, « Courrèges Homme ». Fidèle à son style et à une certaine philosophie, Courrèges s’est tenu en marge aussi bien du mouvement de déstructuration du vêtement propre aux années 1970 que des tentations baroques ou exotiques qui ont marqué les années 1980. Pour cette raison, il s’est voulu le promoteur d’un style global, qu’il a fini par décliner dans le prêt-à-porter et dans le design pour la maison, tout en abandonnant les présentations de haute couture. Renouant avec la haute couture l’année où a cessé son contrat avec le groupe japonais Itokin, Courrèges a confié la réalisation de ses collections à Jean-Charles de Castelbajac en 1994 et en 1995. Développant une active politique commerciale, il a accordé un certain nombre de licences et a créé plusieurs parfums, dont Empreinte (1971) et Sweet Courrèges (1993).
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