Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Fortuny, Mariano

Résultats avec Windows Live® Search

  • Lycée Mariano Fortuny

    journee portes ouvertes vendredi 23 et samedi 24 mars 2007 9h-12h et 13h30-16h30

  • Ministère de la culture - base Joconde

    Oeuvre ou objet Domaine Lieu de conservation; FORTUNY Mariano (attribué à) : Jeune Napolitain: peinture: Dole ; musée des beaux-arts; FORTUNY Mariano : A l'intérieur d'un café ...

  • Expositions Mariano Fortuny

    Mariano Fortuny . Jacques Thuillier, dans son essai intitulé Peut-on parler d'une peinture pompier ? 1 , écrivait que l'on célèbre à l'étranger comme « génie national ...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Fortuny, Mariano

Article
Plan de l'article
1

Présentation

Fortuny, Mariano (1871-1949), peintre, photographe, scénographe et décorateur d’intérieur italien d’origine espagnole. Son activité de créateur d’étoffes l’a conduit à une réflexion originale sur le vêtement.

2

Les premières années

Né à Grenade, Mariano Fortuny y Madrazo est le fils du peintre Mariano Fortuny y Marsal. Élevé à Paris, auprès de son oncle, le portraitiste mondain Raymundo de Madrazo, il est en contact avec des peintres en vogue, comme James Tissot, Jean Léon Gérôme ou Giovanni Boldini. Il fréquente l’atelier du peintre Benjamin-Constant, où il s’initie à la peinture et à la gravure. En 1889, sa famille s’installe au palais Martinengo de Venise, et Fortuny s’inscrit à l’Académie tout en copiant les maîtres anciens pour perfectionner son dessin. Il entreprend également de photographier la ville et constitue une collection de plus de cinq mille plaques photographiques, groupées par thème.

Passionné par les problèmes de scénographie (voir Théâtre), grand admirateur de Wagner, il entreprend dans les années 1890 une réflexion sur la mise en scène et sur les éclairages de théâtre : conscient des nouvelles possibilités offertes par la substitution de l’électricité à l’éclairage au gaz, il porte ses recherches sur la lumière indirecte, et propose de remplacer les ciels tendus au-dessus des scènes de théâtre par une coupole d’un blanc mat, propre à réfléchir et à diffuser la lumière. Il fait breveter son invention en 1901.

À partir de 1903, il collabore avec le metteur en scène suisse Adolphe Appia pour réaliser la rénovation du théâtre privé de la comtesse de Béarn, rue Saint-Dominique à Paris, où la coupole qu’il a imaginé est inaugurée en 1906. Appelé à Berlin l’année suivante par la firme AEG pour adapter son système en Allemagne, il se lie avec le metteur en scène Max Reinhardt, directeur du Deutsches Theater, pour lequel il dessine les costumes de Lysistrata, ainsi qu’avec Hugo von Hofmannsthal. Son système de coupole est encore adopté, en 1922, à la Scala de Milan. Fortuny est amené par la suite à réaliser la scénographie des Maîtres chanteurs (Rome, 1933), ainsi que les costumes pour l’Othello, d’Orson Welles (1947, adapté au cinéma en 1952).

3

La reconnaissance internationale

Dès les années 1906-1907, Fortuny, lié avec le couturier français Paul Poiret, commence à mener des recherches sur les étoffes et sur le vêtement. S’inspirant de la Grèce antique, il réalise les modèles Delphos. Ces robes-fourreaux réalisées, à la différence du chiton ionien, en pongé de soie, à forme droite, sont constituées d’une seule pièce. Elles sont maintenues sur le corps par des lacets coulissants, pour lesquelles il invente un procédé destiné à conserver leur plissé intact. Il dessine également des tuniques de gaze, parfois brodées de perles, des manteaux caftans coupés dans du velours imprimé, des vestes d’inspiration médiévale et Renaissance, des robes reprenant la forme des djellabas ou des burnous. En marge des évolutions de la mode, il reste fidèle à une silhouette droite, ignorant autant les artifices destinés à souligner la taille et la poitrine que les innovations du style « garçonne » introduites après la Première Guerre mondiale.

Indissociables de son travail sur le vêtement, ses recherches sur les techniques d’impression des textiles, l’amènent à créer un répertoire très personnel, portant aussi bien sur les motifs (renaissants, coptes, byzantins, arabes, persans, japonais ou chinois) que sur la teinture, les couleurs naturelles permettant fréquemment de conférer aux tissus employés un aspect vieilli.

Possédant un magasin à Paris, rue Pierre-Charron, ainsi que des succursales à Londres, à New York, à Madrid, en Suisse et en Pologne, il est le couturier attitré d’Isadora Duncan, d’Eleonora Duse et de Sarah Bernhardt. Il sera célébré par Gabriele D’Annunzio, par Paul Morand et surtout par Marcel Proust qui, dans À la recherche du temps perdu, en a fait le couturier de la duchesse de Guermantes et d’Albertine. L’écrivain évoque « les robes de Fortuny, fidèlement antiques mais puissamment originales [qui] faisaient apparaître comme un décor [...] la Venise tout encombrée d’Orient où elles auraient été portées ».

Installé à partir de 1899 au palais Orfei, campo San Beneto, Fortuny lègue sa résidence et l’ensemble de ses collections à la ville de Venise, qui a établi un musée portant son nom.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft