![]() |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Rabanne, PacoArticle
Plan de l'article
Rabanne, Paco (1934- ), couturier français d’origine espagnole, qui se distingue par l’emploi de nouveaux matériaux, comme le métal, mis au service d’une réflexion sur la simplification du vêtement.
Né à San Sebastian, en Espagne, Paco Rabanne est le fils d’un officier républicain, fusillé pendant la guerre civile espagnole en 1936, et d’une première d’atelier dans la maison de couture Eisa, dirigée par Cristóbal Balenciaga. Installé à Paris avec sa famille en 1939, Paco Rabanne entreprend, à partir de 1952, des études d’architecture à l’École des beaux-arts, dans l’atelier d’Auguste Perret, tout en commençant à dessiner des accessoires pour la haute couture. Parallèlement, il s’associe aux activités de sa famille, propriétaire d’un atelier qui fabrique des broderies et des accessoires pour divers couturiers, comme Givenchy, Balenciaga, Nina Ricci et Pierre Cardin. Il présente en 1966 une première collection, originale tant par la forme (des mannequins, pieds nus, défilent en dansant au son du Marteau sans maître de Pierre Boulez) que par l’innovation : ses robes apparaissent comme de véritables bijoux géants, d’une grande rigueur structurelle, réalisés dans des matériaux (aluminium et Rhodoïd) en rupture délibérée avec l’esthétique vestimentaire traditionnelle.
Les collections suivantes de Paco Rabanne continuent d’accorder une place prédominante au métal, présentant des minirobes et des minishorts dont l’aspect rappelle la cotte de mailles, des maillots de bain métalliques, ou une minirobe en plaques d’or incrustées de diamants, reliées par des anneaux d’or — portée par la chanteuse Françoise Hardy en 1968. Il poursuit parallèlement, à l’instar de plusieurs créateurs des années 1960 (à commencer par André Courrèges), une réflexion sur la simplification du vêtement, qu’il considère comme inéluctable compte tenu de la modification des modes de vie. Il imagine une robe « jetable » en papier mélangé de fil de Nylon, puis, à partir de 1968, des robes en matière plastique moulées d’un seul tenant (restées à un stade expérimental en raison de leur coût de fabrication trop élevé). C’est encore lui qui, à la fin des années 1960, introduit la fausse fourrure dans la haute couture. Paco Rabanne traverse les décennies suivantes en poursuivant ses expérimentations, tout en donnant à ses créations un aspect de plus en plus baroque et onirique. Il propose, dans les années 1980 et quatre-vingt-dix, des robes réalisées dans des matériaux recyclés, tels que les disques laser (1988) et les bouteilles d’eau minérale (1992). Mais il est également l’auteur de modèles d’inspiration plus classique, comme une robe d’une extrême simplicité, formée d’une seule bande de crêpe (apparentée au sari) ou bien des tuniques de soie, véritables sculptures propres à épouser les formes du corps. Il a également créé des costumes pour le cinéma (Casino royale, de John Huston, 1967 ; Barbarella, de Roger Vadim, 1967). Paco Rabanne assure la rentabilité financière de ses activités en créant une ligne de prêt-à-porter féminin en 1969, et une ligne de prêt-à-porter masculin en 1983. Un temps associé avec Camille Unglik, il lance également en 1971 une collection de chaussures moulées, les Paco, puis une collection de sacs. Partenaire depuis 1968 du parfumeur barcelonais Puig, qui a pris le contrôle de sa maison de couture en 1986, il crée plusieurs parfums (Calandre, 1969 ; Métal, 1979 ; la Nuit, 1985 ; X.S., 1994). Personnalité originale, créateur en 1983 du centre 57, destiné à l’accueil des artistes noirs désireux de séjourner à Paris, il publie en 1991 un livre, Trajectoire, d’une vie à l’autre..., où il fait part de sa croyance en la réincarnation des êtres.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |