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Résultats avec Windows Live® Search Saint Laurent, YvesArticle
Plan de l'article
Présentation ; Les premiers modèles ; La maison de couture ; Les costumes et les parfums ; Les adieux
Saint Laurent, Yves (1936-2008), couturier français et collaborateur privilégié de Christian Dior qui a inventé un style conciliant l’adaptation permanente aux exigences de son époque à une sorte d’exubérance maîtrisée. Considéré dans le monde entier comme l’incarnation de la haute couture française, Yves Saint Laurent a, pendant quarante-quatre ans (quarante ans à la tête de sa propre maison), « permis aux femmes d’accéder à un univers jusque-là interdit ».
Né à Oran (Algérie), issu d’un milieu aisé, Yves Donat Mathieu Saint Laurent s’installe à Paris en 1953 et remporte l’année suivante le premier prix Robe au concours du Secrétariat international de la laine (Karl Lagerfeld remportant pour sa part le premier prix Manteau). Engagé en 1955 comme assistant modéliste chez Dior, Yves Saint Laurent est nommé directeur artistique de la maison dès 1957, à la mort de son fondateur. Il présente en 1958 sa première collection, où la ligne « trapèze » (coupe partant des épaules et du buste, qui s’évase progressivement et donne aux robes un aspect dynamique) remporte un véritable triomphe. Parallèlement, il commence à dessiner ses premiers costumes de théâtre pour le ballet de Roland Petit, Cyrano de Bergerac.
Appelé peu après au service militaire, Yves Saint Laurent ne retrouve pas, à son retour, les conditions qu’il estime nécessaires à sa liberté de création. Il s’associe avec Pierre Bergé et, soutenu par un homme d’affaires américain, il crée, en 1961, sa propre maison de couture. Son sigle YSL est dessiné par Cassandre. Il s’installe rue Spontini, puis avenue Marceau. Dès lors, le couturier a toute latitude pour s’associer pleinement à l’effervescence créatrice des années 1960. Il crée notamment, en 1966, une collection de minirobes en jersey très épais, dont le style géométrique puise sa source dans les peintures de Mondrian, des modèles pop art inspirés d’Andy Warhol, ainsi que des vêtements révolutionnaires comme le smoking pour femme, le tailleur-pantalon et le caban. Dès 1968, il sait s’adapter aux nouvelles aspirations vestimentaires de l’époque et à la volonté de décontraction qui en est la marque, en proposant une collection africaine — des ensembles composés d’une saharienne et d’un pantalon, inscrits dans le projet d’une mode androgyne. À partir des années 1970, Yves Saint Laurent présente des collections à thèmes, fortement marquées par des références artistiques (Opéra Ballets-Russes, 1976 ; l’Espagne de Vélasquez, le Maroc de Delacroix, 1978), auxquelles succèdent des « hommages » à des peintres, à des courants artistiques, à des écrivains (Picasso, Matisse, David Hockney, le cubisme, Proust, Zizi Jeanmaire, Catherine Deneuve, etc.). D’une ligne très pure, ses collections continuent de décliner un style qui se veut intemporel, où se côtoient, notamment, des tailleurs (en lainage ou en cuir), parfois réchauffés de fourrures, d’indémodables robes noires, mais aussi des robes du soir, souvent en dentelle rebrodée de motifs. Des couleurs classiques (noir, marine, rouge) y voisinent avec des teintes comme le mauve et le fuchsia.
Parallèlement, Yves Saint Laurent poursuit son activité de création pour le théâtre et pour le cinéma. Il habille Arletty pour la pièce de Jean Cocteau les Monstres sacrés, au théâtre des Ambassadeurs (1966), Catherine Deneuve pour Belle de Jour (1966) de Luis Buñuel comme pour la Sirène du Mississippi (1969) de François Truffaut, Zizi Jeanmaire pour sa revue au Casino de Paris (1972), Jeanne Moreau et Delphine Seyrig pour la Chevauchée sur le lac de Constance de Peter Handke, à l’Espace Cardin (1973), aussi bien que Madeleine Renaud, à plusieurs reprises, et notamment pour Savannah Bay, de Marguerite Duras, au théâtre du Rond-Point (1983). Sous sa griffe sont lancés plusieurs parfums, dont Rive gauche et YSL pour homme (1971), Opium (1981), Kouros (1983), Champagne (1993). La réussite d’Yves Saint Laurent, consacrée par plusieurs rétrospectives internationales (notamment celle du Metropolitan Museum de New York, Yves Saint Laurent, 25 ans de création, en 1983), est également une réussite financière. Sous la direction de Pierre Bergé sont développés un secteur de prêt-à-porter de luxe (les boutiques Yves Saint Laurent Rive Gauche) ainsi qu’une active politique de licences. Le groupe est intégralement racheté par Yves Saint Laurent et par Pierre Bergé, puis cédé en 1993 à Sanofi Beauté (du groupe pharmaceutique Sanofi), les deux fondateurs continuant de diriger la maison. En novembre 1999 (quelques mois après la prise de contrôle de Sanofi Beauté par Artémis — le holding personnel de François Pinault — et celle de Gucci par Pinault-Printemps-Redoute), le groupe italien de maroquinerie Gucci acquiert Sanofi Beauté (et devient donc propriétaire de la marque Yves Saint Laurent), Mark Lee devenant le P-DG d’Yves Saint Laurent Couture, Pierre Bergé conservant le contrôle d’Yves Saint Laurent Haute Couture.
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