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  • Hippolyte Bayard

    L’image est sur papier, de format carré, aux coins rognés. Elle représente un homme aux yeux clos qui paraît dormir. Il est assis sur une sorte de banc, l’épaule gauche ...

  • Hippolyte Bayard (1801-1887) : un pionnier méconnu de la photographie ...

    Biographie détaillée d'Hippolyte Bayard, inventeur français de la photographie sur papier. Ses procédés chimiques, ses expériences, la présentation de ses résultats au ...

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    Hippolyte Bayard (Breteuil-sur-Noye, 20 janvier 1801 - Nemours, 14 mai 1887) est un pionnier de la photographie, inventeur et artiste. Fils du juge de paix Emmanuel Bayard, il ...

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Bayard, Hippolyte

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Hippolyte BayardHippolyte Bayard
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Présentation

Bayard, Hippolyte (1801-1887), photographe français, qui a joué un rôle de pionnier par ses recherches techniques et esthétiques dans les premières années de la photographie.

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Les premières expériences

Né à Breteuil-sur-Noye (Oise), Hippolyte Bayard est issu d’une famille bourgeoise. S’il entre comme fonctionnaire au ministère des Finances, il peint et fréquente les artistes parisiens à ses heures perdues. À partir de 1837, il procède à des expériences en autodidacte et étudie l’effet de la lumière sur du papier rendu sensible. Le processus qu’il emploie est semblable à celui de William Henry Fox Talbot (qu’il ne connaît pas). Quelques jours après la première annonce de la découverte de Jacques Daguerre, à l’Académie des sciences, le 7 janvier 1839, il précipite ses expériences et met au point en quelques mois un procédé nouveau, le positif direct, épreuve unique obtenue sur papier recouvert de chlorure d’argent exposé à la lumière dans la chambre noire, après sensibilisation préalable dans de l’iodure d’argent. Ces premiers clichés représentent des empreintes d’objets, de natures mortes, de sculptures et de plâtres, et bientôt de figures humaines.

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Un pionnier concurrencé

Dès février 1839, Hippolyte Bayard montre ses premiers essais au physicien César Desprets, puis dévoile en mai son invention au physicien François Arago, membre de l’Académie des sciences. Mais son procédé, comme celui de Talbot, est écarté par l’académicien qui s’est personnellement engagé à promouvoir le daguerréotype de Daguerre.

Le 24 juin, il présente une série de trente images photographiques au milieu d’une exposition de peinture, ce qui constitue la première exposition de photographie dans le monde. En octobre, il révèle la technique de l’image latente avec développement dans un pli scellé envoyé à l’Académie des sciences, qui prouve l’antériorité de sa découverte par rapport à celle de Talbot.

Si l’Académie des sciences ne reconnaît pas la valeur de son invention, l’Académie des arts loue la qualité de ses images qui ont l’avantage d’être fixées sur le papier, « qui peuvent se porter en voyage, se classer dans un album, se passer de main en main, sans s’altérer par le temps, sans s’effacer par frottement ». Cependant, déçu par le manque de soutien officiel à ses projets, Hippolyte Bayard réalise par dérision son Autoportrait en noyé (octobre 1840), positif direct sur papier, première œuvre de fiction narrative et premier canular photographique connu. Il s’y représente à demi nu, comme si son corps venait d’être transporté à la morgue, et l’accompagne d’un commentaire expliquant sa déception : « Le gouvernement, qui a beaucoup trop donné à M. Daguerre, a dit ne pouvoir rien faire pour M. Bayard et le malheureux s’est noyé ! ».

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La consécration officielle

Hippolyte Bayard continue à pratiquer quelques temps son procédé puis s’en détourne, expérimente le daguerréotype, et se consacre à partir de 1842 au calotype, dont il devient sans doute le meilleur praticien en France. En 1851, il est l’un des cinq photographes chargés de parcourir la France pour la mission héliographique des Monuments historiques. Il est aussi l’un des membres fondateurs de la Société héliographique (1851) et de la Société française de photographie (1854), dont il devient secrétaire général en 1867, et où une grande partie de ses archives est conservée. À l’imprimerie photographique de Louis-Désiré Blanquart-Évrard, il publie l’Art religieux : peinture (1853), le Musée photographique (1853) et l’Art contemporain (1854).

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