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Audiard, Michel

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Michel AudiardMichel Audiard
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Présentation

Audiard, Michel (1920-1985), réalisateur et scénariste de cinéma français.

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Le dialogue « à la française »

Né à Paris, Michel Audiard exerce différents petits métiers avant de se tourner vers le cinéma ; pendant cette période, il écoute et pratique beaucoup la langue des rues, des usines et des bars, et profite d’une verve populaire qu’il met par la suite en valeur dans ses dialogues de films. Ses répliques fondées sur l’argot traditionnel « font mouche », mais sont accusées de populisme et de vulgarité par les représentants de la Nouvelle Vague, dont le succès s’est construit sur la critique virulente de ce que François Truffaut appelait « une certaine tendance du cinéma français ».

Essentiellement dialoguiste, Michel Audiard participe à quelque 120 films et collabore avec la plupart des cinéastes qualifiés de « grand public » : Denys de la Patellière (les Grandes Familles, 1958, avec Jean Gabin et Pierre Brasseur), Gilles Grangier (Le cave se rebiffe, 1961, avec Maurice Biraud), Henri Verneuil (Un singe en hiver, 1962, avec Jean-Paul Belmondo ; Mélodie en sous-sol, 1963) et Georges Lautner (les Tontons flingueurs, 1963, dans lequel Bernard Blier déclare notamment à propos de Lino Ventura : « Y chante et puis crac, un bourre-pif !… J’m’en vais lui faire une ordonnance, et une sévère ! » ; les Barbouzes, 1964). Il met également son talent au service de cinéastes à la démarche artistique plus exigeante : Philippe de Broca (l’Incorrigible, 1975 ; Tendre Poulet, 1978 ; le Cavaleur, 1979) et Claude Miller (Garde à vue, 1981 ; Mortelle randonnée, 1983). On ne meurt que deux fois (1985) de Jacques Deray est son dernier film en tant que dialoguiste.

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Michel Audiard réalisateur et écrivain

Les films que Michel Audiard réalise lui-même sont des comédies aux titres accrocheurs qui séduisent un large public : Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages (1968), Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas mais… elle cause (1970), Comment réussir dans la vie quand on est con et pleurnichard (1974). Ses romans, parmi lesquels la Nuit, le Jour et toutes les autres nuits (1980), ne connaissent pas le même succès.

Son fils, Jacques Audiard, est également réalisateur : Regarde les hommes tomber (1993), Un héros très discret (1996) et Sur mes lèvres (2001).

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