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  • Jean-Pierre Léaud

    Fils de Pierre Léaud et de la comédienne Jacqueline Pierreux, Jean-Pierre Léaud apparaît pour la première fois au cinéma dans La Tour, prends garde! (1957, Georges Lampin).

  • Jean-pierre Léaud

    Jean-pierre Léaud Acteur (France)

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Léaud, Jean-Pierre

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Léaud, Jean-Pierre (1944- ), acteur français, double mythique du cinéaste François Truffaut dans les cinq films du réalisateur où il incarne le personnage d’Antoine Doinel.

Né à Paris, Jean-Pierre Léaud est le fils de l’actrice Jacqueline Pierreux et du scénariste Pierre Léaud. Choisi par François Truffaut, alors qu’il n’a pas encore quinze ans, pour jouer le rôle du jeune rebelle des Quatre Cents Coups (1959), il reprend le personnage dans quatre autres films — partiellement autobiographiques — du réalisateur : l’Amour à vingt ans, 1962 ; Baisers volés, 1968 ; Domicile conjugal, 1970 ; l’Amour en fuite, 1979. Son jeu, fait de naturel et de petits décalages, en fait l’un des grands acteurs français d’un cinéma « rattrapé par la vie » et qui ne doit plus rien au monde du théâtre. Il se distingue particulièrement dans deux autres films de Truffaut, les Deux Anglaises et le Continent (1971) et la Nuit américaine (1973), ainsi que dans le Dernier Tango à Paris (Ultimo tango a Parigi, 1972) de Bernardo Bertolucci. Il joue également pour Jean Eustache, en 1966 (Le Père Noël a les yeux bleus) et en 1973 (la Maman et la Putain). C’est l’un des interprètes fétiches des cinéastes « non conformistes » des années quatre-vingt : Benoît Jacquot (Corps et Biens, 1986), Philippe Garrel (Rue Fontaine, 1984 ; la Naissance de l’amour, 1993), Enki Bilal (Bunker Palace Hôtel, 1989), ainsi que Luc Moullet (Une nouvelle aventure de Billy the Kid, 1971), Raúl Ruiz (l’Île au trésor, 1985), Catherine Breillat (36 Fillette, 1987), Aki Kaurismäki (J’ai engagé un tueur, 1990) et Olivier Assayas (Paris s’éveille, 1991 ; Irma Vep, 1996).

À partir de 1965, on le voit en gauchiste dandy de la Nouvelle Vague dans des films de Jean-Luc Godard, avec qui il tourne notamment Masculin-féminin (1966), la Chinoise (1967) et Détective (1985). Bien que son jeu soit devenu de plus en plus tendu, heurté, voire éruptif ou halluciné, ou quasiment dégingandé (l’Affaire Marcorelle de Serge Le Péron, 2000 ; le Pornographe de Bertrand Bonello, 2001), il ne dédaigne pas la comédie burlesque (Rebelote de Jacques Richard 1983 ; Pour rire ! de Lucas Belvaux, 1996).

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