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Mann, Anthony

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Mann (Anthony), l'AppâtMann (Anthony), l'Appât

Mann, Anthony (1906-1967), cinéaste américain, l’un des plus célèbres réalisateurs de westerns.

Né à San Diego, Anthony Mann (de son vrai nom Emil Anton Bundmann) débute au music-hall avant de monter des pièces à Broadway. Il se tourne vers le cinéma à la fin des années trente, encouragé par le producteur David O. Selznick. Pendant les années quarante, il réalise des films, surtout policiers, déjà remarquables par la qualité de l’expression visuelle et le sens du décor : Desperate (1947), la Brigade du suicide (T-Men, 1948) et le Grand Attentat (The Tall Target, 1951).

Vers 1950, il se spécialise dans le western, genre dont il devient l’un des meilleurs représentants après John Ford, qu’il saluait comme un maître. Il dirige ses acteurs (en particulier James Stewart, Henry Fonda et Gary Cooper) en associant le destin de ses personnages aux paysages de l’Ouest par la qualité d’une mise en scène qui, loin de se conformer à une imagerie naïve, a su précéder l’évolution du genre. La liste de ses films apparaît comme l’une des plus belles contributions à un genre souvent considéré comme mineur. En 1953, l’Appât (The Naked Spur), avec James Stewart et Janet Leigh, huis-clos intense et tragique dans un décor de montagnes immenses, est un western d’un rigueur absolue. La modernité du film réside dans le fait que l’identification au héros n’y est plus évidente. La limite entre le bien et le mal est bouleversée.

Au nombre de ses œuvres les plus marquantes figurent également Winchester 73 (1950), la Porte du diable (Devil’s Doorway, 1950), les Affameurs (Bend of the River, 1952), Je suis un aventurier (The Far Country, 1955), l’Homme de la plaine (The Man from Laramie, 1955), Du sang dans le désert (The Tin Star, 1957) et l’Homme de l’Ouest (Man of the West, 1958).

Après 1960, il est emporté par la vague des superproductions. Il y fait bonne figure, signant notamment la Ruée vers l’Ouest (Cimarrón, 1960), le Cid (El Cid, 1961) ou la Chute de l’Empire romain (The Fall of the Roman Empire, avec Sophia Loren, 1964), sans retrouver toutefois l’inspiration de ses films les plus modestes.

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