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Mocky, Jean-Pierre

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Présentation

Mocky, Jean-Pierre (1929- ), acteur, réalisateur et producteur de cinéma français.

Sans être marginal, Jean-Pierre Mocky occupe une place originale dans le cinéma français : il parvient à tourner en toute liberté des films au ton satirique et anarchisant, avec des budgets modestes et bénéficiant souvent de la confiance d’acteurs renommés.

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Jean-Pierre Mocky, acteur de théâtre et de cinéma

Né à Nice (Alpes-Maritimes), Jean-Pierre Mocky (de son vrai nom Jean-Paul Mokiejewski) débute au théâtre dans le Roi pêcheur de Julien Gracq. Au début des années 1950, il se tourne vers le cinéma. Acteur apprécié en Italie — il joue dans l’un des trois épisodes des Vaincus (I vinti, 1952), sous la direction de Michelangelo Antonioni —, il travaille à l’adaptation du roman d’Hervé Bazin, la Tête contre les murs ; à défaut d’en obtenir la réalisation, qui revient à Georges Franju, il est l’interprète principal du film qui sort en 1959.

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Le directeur d’acteurs

La même année, Jean-Pierre Mocky débute dans la mise en scène avec les Dragueurs. Dès lors, le réalisateur tourne avec une régularité de métronome. Il signe immédiatement deux films originaux : Un couple (1960), comédie romantique et burlesque écrite en collaboration avec Raymond Queneau, et Snobs (1961), dont le ton est plus grinçant. Excellant dans la direction d’acteurs, Jean-Pierre Mocky travaille tour à tour avec Fernandel (la Bourse ou la Vie, 1965), Francis Blanche (les Compagnons de la Marguerite, 1966) et Michel Simon (l’Ibis rouge, 1975).

Jean-Pierre Mocky fait deux rencontres majeures dans sa fonction de directeur d’acteurs. La première, avec Bourvil, lui permet de signer de nombreuses comédies : dans Un drôle de paroissien (1963), la Grande Lessive (1968) puis l’Étalon (1969), Bourvil interprète tour à tour les rôles de pilleur de troncs d’église, de professeur de lettres luttant contre les effets dévastateurs du petit écran et de sexologue aux méthodes peu orthodoxes. La deuxième rencontre importante de Jean-Pierre Mocky est celle qu’il fait avec Michel Serrault ; il offre à l’acteur quelques-uns de ses meilleurs rôles : les Vierges (1962), Un linceul n’a pas de poches (1974), À mort l’arbitre (1984) ou Bonsoir (1994).

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Un réalisateur anticonformiste et prolifique

À partir de 1970, Jean-Pierre Mocky renoue avec le métier d’acteur dans les deux films romantiques qu’il dirige : Solo (1970) et l’Albatros (1971). Il réalise ensuite plusieurs films policiers sur fond d’intrigues politiques : Un linceul n’a pas de poches (1974), Y a-t-il un Français dans la salle ? (1982), d’après le roman de Frédéric Dard. Il signe également de nombreux pamphlets sociaux : À mort l’arbitre (1984), sur les supporters d’équipes de football, le Miraculé (1987), sur les escroqueries à l’assurance, et Ville à vendre (1992), sur les agissements de promoteurs immobiliers véreux.

Réalisateur prolifique, Jean-Pierre Mocky tourne par la suite le Mari de Léon (1993), Noir comme le souvenir (1995), avec Jean-François Stévenin et Sabine Azéma, Robin des mers (1998), avec Roland Blanche, Vidange (1998), la Candide Madame Duff (1999), Tout est calme (2000), le Glandeur (2000) et les Araignées de la nuit (2002), dans lesquels Jean-Pierre Mocky est également acteur, le Furet (2003), avec Jacques Villeret et Michel Serrault, et Grabuge (2005), de nouveau interprété par Michel Serrault, aux côtés de Charles Berling.

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