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Résultats avec Windows Live® Search Giroud, FrançoiseArticle
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Giroud, Françoise (1916-2003), journaliste, écrivain et femme politique française, qui a participé à la création du magazine l’Express et qui, sans véritablement adhérer aux thèses féministes, a milité pour la reconnaissance de la femme dans la société.
Née à Genève, Françoise Gourdji, fille du directeur de l’Agence télégraphique ottomane, est forcée d’interrompre ses études à la mort de son père, en 1930. Installée à Paris, elle est d’abord script-girl, notamment auprès de Marc Allégret et de Jean Renoir, puis devient assistante-metteur en scène à partir de 1937. En 1945, elle est engagée par Hélène Lazareff et devient la directrice de la rédaction du magazine Elle, où elle s’applique à promouvoir un nouveau style de magazine, destiné à une femme en voie d’émancipation. Cofondatrice de l’Express en 1954 avec son compagnon Jean-Jacques Servan-Schreiber, elle contribue à faire de ce journal la tribune d’une gauche moderniste et technicienne, dont Pierre Mendès France est le porte-parole, et qui n’hésite pas à s’opposer, avec François Mauriac et son célèbre Bloc-Notes, à la politique suivie par le gouvernement français pendant la guerre d’Algérie. Restée fidèle à l’Express, malgré la transformation du journal en un magazine à l’américaine visant principalement une clientèle de cadres, elle en est la directrice de la rédaction et de la publication de 1971 à 1974.
Se réclamant d’une tradition de gauche (elle appelle à voter pour François Mitterrand à l’élection présidentielle de 1974), Françoise Giroud adhère pourtant, pendant un temps, à l’image moderniste et libérale offerte par Valéry Giscard d’Estaing et accepte la fonction, créée pour elle, de secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de la Condition féminine (1974-1976). Nommée ensuite secrétaire d’État à la Culture, elle quitte le gouvernement en mars 1977 et publie la même année un essai, la Comédie du pouvoir, dans lequel elle évoque avec une ironie mordante son expérience ministérielle. Vice-présidente du Parti radical (1975-1976), puis vice-présidente de l’Union pour la démocratie française (UDF), elle s’éloigne à partir de 1979 d’une famille politique dont les membres ne l’ont jamais considérée véritablement comme une des leurs.
Éditorialiste au Nouvel Observateur à partir de 1983, avec une rubrique sur la télévision, productrice d’émissions télévisées, membre du jury du prix Femina, Françoise Giroud s’affirme comme un auteur fêté du public, alternant essais (la Nouvelle Vague, portrait de la jeunesse, 1958 ; Ce que je crois, 1978 ; Parlez-moi d’amour, écrit en collaboration avec Bernard-Henri Lévy, 1994 ; Les Françaises, 1999), biographies (Une femme honorable, évocation de la vie de Marie Curie, 1981 ; Alma Mahler, ou l’Art d’être aimée, 1988 ; Jenny Marx ou la Femme du diable, 1992 ; Cœur de tigre, sur Georges Clemenceau, 1994 ; Lou : Histoire d’une femme libre, sur Lou Andreas-Salomé, 2002), romans (le Bon Plaisir, 1983, adapté au cinéma par Francis Girod, Deux et deux font trois, 1998 ; les Taches du léopard, 2003), mémoires et journaux personnels (Leçons particulières, 1990 ; Journal d’une Parisienne, 1994 ; C’est arrivé hier, 2000).
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