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Réda, Jacques

Article
Plan de l'article
1

Présentation

Réda, Jacques (1929- ), poète français, rédacteur en chef de la Nouvelle Revue française (N.R.F.) de 1987 à 1995.

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Jazz et poésie

Né à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), dont il évoquera le souvenir dans Aller aux mirabelles (1991) et Aller à Élisabethville (1993), Jacques Réda exerce divers métiers avant de devenir lecteur pour une maison d’édition. Ses premiers poèmes, rassemblés dans un recueil comprenant Amen (1968), Récitatif (1970), la Tourne (1975), paraissent dans la collection « Le Chemin ». Jusque-là, Réda n’a publié que des chroniques pour le mensuel Jazz Magazine. Plus tard, il consacrera deux essais à cette musique, l’Improviste : une lecture du jazz (1980) et Jouer le jeu (1985).

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Le baladin des mondes perdus

L’œuvre de Réda prend un tournant avec les Ruines de Paris (1977), errance dans une ville que le flâneur arpente, à pied ou sur son cyclomoteur. Cette exploration de la ville, à la façon d’Apollinaire ou de Fargue, se poursuit en banlieue avec Hors les murs (1982), ou dans le XVe arrondissement et ses environs avec Château des courants d’air (1987). Les proses et poésies voyageuses de Réda sont rassemblées dans l’Herbe des talus (1984), Recommandations aux promeneurs (1988), Retour au calme (1989), le Sens de la marche (1990), l’Incorrigible (1995) ou la Course (1999).

Le sous-titre de ces derniers recueils, « Poésies itinérantes et familières », éclaire l’ensemble de l’œuvre. D’un lyrisme discret, la poésie de Réda se caractérise par son attention à la banalité, à l’anodin, à l’accidentel qui sont la marque de la Liberté des rues (1997). Cela se manifeste dans le poème en prose comme dans l’emploi des formes les plus traditionnelles : sonnets ou alexandrins de Lettre sur l’univers et autres discours en vers français (1991).

Inspiré par le romantisme allemand et sa tradition du poète-voyageur, Réda dit aussi son intérêt pour l’œuvre de Cingria et lui rend hommage comme à d’autres écrivains proches, à travers des essais, Premier Livre des reconnaissances (1985) et Nouveau Livre des reconnaissances (1992).

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