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New Orleans, jazz

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Morton (Jelly Roll), Hyena StompMorton (Jelly Roll), Hyena Stomp

New Orleans, jazz, l’un des premiers style musicaux de l’histoire du jazz, apparu au début du XXe siècle aux États-Unis.

C’est à La Nouvelle-Orléans (Louisiane), ville multi-ethnique aux plaisirs et aux festivités variés, que les fanfares de cuivres président aux débuts du jazz, mêlant ragtime créole, blues et spirituals d’influence africaine aux polkas, marches et quadrilles européennes. Les premiers orchestres de jazz New Orleans se composent d’une section mélodique (cornet ou trompette, trombone et clarinette) jouant la mélodie, le thème et les variations en un contrepoint libre soutenu par la section rythmique (tuba ou contrebasse, batterie, banjo ou guitare). L’interprétation est collective et l’improvisation exprimée dans le cadre de tournures répétitives préparées.

D'après Louis Armstrong, le légendaire trompettiste Buddy Bolden a dirigé certains des premiers groupes de jazz, mais on ignore aujourd’hui quelle musique ceux-ci jouaient exactement. C’est un groupe de musiciens blancs, The Original Dixieland Jazz Band, qui enregistre les premiers morceaux de jazz en 1917. Le terme Dixieland Jazz est par la suite utilisé par les musiciens blancs pour désigner le style de La Nouvelle-Orléans. En 1922, un autre orchestre blanc, les New Orleans Rhythm Kings, fait sensation avec notamment Tiger Rag. En 1923, le premier grand orchestre noir, le Creole Jazz Band, dirigé par le cornettiste King Oliver, influence largement ce style de musique ; ses enregistrements, tel « Canal Street Blues », figurent en effet parmi les plus emblématiques du jazz New Orleans.

Si les trompettistes Bunk Johnson et Freddie Keppard, le trombone Kid Ory, le saxophoniste soprano Sidney Bechet, le batteur Warren « Baby » Dodds et le pianiste et compositeur Jelly Roll Morton ont contribué à donner au jazz New Orleans ses lettres de noblesse, Louis Armstrong, second trompettiste du groupe de King Oliver au début de sa carrière, en est la figure tutélaire.

Le jazz New Orleans connaît un revival (ou « renaissance ») dans les années trente et quarante, confirmé par l’hommage rendu, après la Seconde Guerre mondiale, par quelques fidèles instrumentistes, dont Claude Luter en France, qui perpétuent ce style à l’écart des modes et des tendances nouvelles.

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