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Résultats avec Windows Live® Search presse clandestine (1940-1944)Article
Plan de l'article
Présentation ; Une presse muselée ; Renaissance ; Une tâche dangereuse ; Un instrument de mobilisation
presse clandestine (1940-1944), journaux résistants publiés entre 1940 et 1944, sous l’occupation allemande.
Dès avant la guerre, la censure sur la presse est instaurée et, au printemps 1940, l’autorisation préalable de publication est réhabilitée. L’effondrement militaire de la France finit de bouleverser l’univers médiatique, qui passe sous la coupe de la censure et de l’autorité de Vichy et des occupants. Nombre de journaux se sabordent. Dans le même temps, les services de propagande allemands pèsent sur la ligne des journaux autorisés et favorisent la création d’un éventail de titres voués à la cause de la collaboration. Il n’y a plus de presse libre. En réaction, la presse clandestine prend le relais, pour délivrer une information libre.
Dès août 1940 paraissent les premiers tracts ou feuillets réfractaires : Conseil à l’Occupé de Jean Texcier ou Pantagruel de Raymond Deiss (qui sera fusillé). Mais ces titres éphémères, parfois uniques, peu diffusés, ne satisfont pas une opinion avide d’information. Dès lors, la presse clandestine se développe et l’on dénombre plus de 1 000 titres publiés entre 1940 et 1944. Étroitement déterminé par l’organisation de la Résistance (et la favorisant pour le recrutement), leur nombre va donc en s’accroissant. En 1941-1942, à Paris et en province, paraissent la Voix du Nord, Défense de la France, Résistance, les Cahiers du témoignage chrétien, Combat, Franc-Tireur, le Populaire, les Lettres françaises, Notre droit, l’Homme libre, l’Alsace, la Liberté, Libération, les Petites ailes, Socialisme et Liberté, etc. En 1942-1943 sont créées des agences d’information liées à Londres, puis la Fédération nationale de la presse clandestine (FNPC), qui travaillent en collaboration avec le Conseil national de la Résistance (CNR) et le gouvernement de la France libre (notamment sur le statut de la presse après-guerre).
Journalistes, typographes et imprimeurs clandestins vivent dans le danger permanent, tant pour ce qui concerne le financement, l’approvisionnement en papier (très surveillé par les autorités allemandes) que pour la composition et la fabrication. Ils prennent d’indicibles risques pour diffuser leurs titres, comme lorsque ces étudiants parisiens distribuent Défense de la France dans le métro, y compris à des Allemands (juillet 1943), ou lorsque les passeurs traversent la ligne de démarcation pour informer la zone occupée. Ils paient un lourd tribut à la répression. Mais ce coût humain n’entame par la volonté des résistants, et bien qu’ils paraissent irrégulièrement, certains titres assurent d’impressionnants tirages. C’est le cas de Défense de la France (jusqu’à 450 000 exemplaires en 1944), de Franc-Tireur (jusqu’à 150 000), de Combat (200 à 300 000). À la veille de la Libération, le tirage hebdomadaire des clandestins est ainsi estimé à 2 millions d’exemplaires.
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