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armée de l'air

Article
Plan de l'article
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Présentation

armée de l'air, ensemble des forces aériennes participant à la défense d’un pays.

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Historique

L’histoire de l’armée de l’air débute dès 1794, avec la création de l’aérostation. Confiée à ses débuts aux sapeurs du génie, c’est bien plus tard, en 1910, que l’aviation militaire est confiée à l’inspection permanente de l’aéronautique militaire. En 1912, la loi du 29 mars stipule que « l’aéronautique militaire est chargée de l’étude, de l’acquisition ou de la construction et de la mise en œuvre des engins de navigation aérienne utilisables par l’armée et la mobilisation des formations affectées au service de ces engins ainsi que l’instruction du personnel ». Durant cette période, ordre est donné de peindre des cocardes sur les aéroplanes militaires qui désormais s’appellent des « avions ». L’aviation militaire comprend alors 5 escadrilles composées de 7 pilotes dont 2 officiers, 9 gradés et 30 soldats. En 1915, il est décidé la création de 75 escadrilles, dont 21 de bombardement pour 1916. La lutte pour la maîtrise de l’air commence en 1916. En 1918 est créée la division aérienne regroupant 600 avions de chasse et de bombardement sous l’autorité d’un seul chef. L’aviation militaire compte alors près de 12 000 appareils, incluant les escadrilles de l’intérieur, celles du front de l’ouest et celles basées outre-mer. Les principaux avions sont le Nieuport XI qui infligera de lourdes pertes à l’aviation allemande lors de la bataille de Verdun et le Spad S.VII et S.XIII.

La loi du 8 décembre 1922 donne officiellement à l’aéronautique militaire le statut d’une arme à part entière. Cependant, les grands chefs de l’armée et de la marine sont hostiles à l’idée d’une armée de l’air autonome. On ne parle alors que de forces aériennes de terre et de forces aériennes de mer. Ce n’est que le 1er avril 1933 qu’est utilisée pour la première fois dans un décret l’expression « armée de l’air ». La mission de la nouvelle armée est ainsi définie : elle doit « participer aux opérations aériennes, aux opérations combinées avec les armées de terre et de mer et à la défense aérienne du territoire ». La loi du 2 juillet 1934 fixe quant à elle « l’organisation de l’armée de l’air », découpant le territoire national en cinq régions aériennes. Les principales bases, dont la première est créée en 1933, sont Metz, Dijon, Nancy, Châteauroux, Lyon, Tours, Pau, le Bourget, Reims et Chartres.

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, l’organisation de l’armée de l’air est complexe et source de difficultés. Certaines unités sont en effet mises à la disposition permanente de l’armée de terre tandis que les groupes de chasse, les groupes de reconnaissance et l’aviation de bombardement sont sous les ordres du commandant en chef des forces aériennes. En 1939, l’armée de l’air comprend 3 300 appareils dont 1 368 en première ligne parmi lesquels on trouve le célèbre Morane Saulnier MS 406, premier chasseur moderne et le Dewoitine D 520.

Au cours du conflit naissent les Forces aériennes françaises libres. En octobre 1944, un ministère de l’Air est créé et les régions aériennes sont remises en vigueur.

Différents décrets promulgués en 1953 et 1954 redéfinissent l’organisation de l’armée de l’air. Au début des années soixante, il existe sept grands commandements spécialisés :

  • le commandement des forces aériennes stratégiques (FAS) ;
  • le commandement de la force aérienne tactique (FATAC) ;
  • le commandement de la défense aérienne (DA) ;
  • le commandement du transport aérien militaire (COTAM) ;
  • le commandement des écoles de l’armée de l’air (CEAA) ;
  • le commandement des transmissions de l’armée de l’air (CTAA) ;
  • le commandement du génie de l’air.

En 1956, les principaux avions utilisés par l’armée de l’air sont les Mystère IV A, premiers chasseurs supersoniques français, puis en 1960, les Mirage III C qui se caractérisent par une voilure delta en flèche. Volant à Mach 2, le Mirage III C est sans conteste le chasseur européen le plus brillant de sa génération. Il restera en service jusqu’en 1988. Le Mirage IV quant à lui se voit confier les missions nucléaires dans le cadre de la force de dissuasion nucléaire. C’est après avoir amorcé la modernisation de sa flotte par la mise en service d’avions à réaction dans ses unités que l’armée de l’air procède à sa réorganisation. Celle-ci consacre l’existence de deux types d’unités : les unités « spécialisées » destinées aux missions opérationnelles et celles destinées à leur soutien et support logistique. En 1984, l’armée de l’air comprend 450 avions de combat.

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Missions

Les missions de l’armée de l’air consistent à surveiller et à préserver la souveraineté de l’espace aérien français, en métropole comme dans les départements et territoires d’outre-mer, ainsi qu’à protéger dans les plus brefs délais et en tout point du globe les forces armées françaises. L’armée de l’air doit aussi être prête à engager à distance et immédiatement les moyens nécessaires pour maîtriser l’espace aérien et effectuer des frappes massives ou ponctuelles. Elle participe également à la stratégie de dissuasion nucléaire par la mise en œuvre des vecteurs aériens (Mirage 2000 N) et contribue aux tâches de service public et de défense civile, qu’elles soient de surveillance, d’assistance, de recherche ou de sauvetage.

Par ailleurs, l’armée de l’air est responsable de l’organisation et de la réglementation, en temps de paix, de la circulation aérienne militaire, qui cohabite avec la circulation aérienne civile dépendant du ministère des Transports. En revanche, en temps de crise ou de guerre, l’armée de l’air est seule responsable de l’organisation et de la gestion de la totalité de l’espace aérien français, tant civil que militaire.

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Organisation

L’armée de l’air comprend un état-major et deux commandements opérationnels. Ces commandements opérationnels sont responsables de l’emploi des forces.

Le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) est chargé d’une part d’assurer les missions de défense aérienne et d’autre part de la planification des opérations aériennes et de leur conduite lorsqu’elles se déroulent au-dessus et à partir du territoire national. Dans ce cadre, il surveille les approches aériennes du territoire et l’espace aérien national afin de déceler et d’évaluer d’éventuelles menaces. Il fournit également aux autorités gouvernementales et au commandement militaire les éléments dont ils ont besoin sur la situation aérienne. Il fait également respecter en tout temps l’intégrité de l’espace aérien français en s’opposant à son survol par un éventuel agresseur.

Le commandement des forces aériennes stratégiques (CFAS) met en œuvre la composante aéroportée de la force de dissuasion. Il comprend 3 escadrons de Mirage 2000 N porteurs du missile air-sol moyenne portée (ASMP) et un escadron d’avions ravitailleurs C 135 FR. Cette force est responsable de l’exécution de la mission nucléaire telle que définie par le chef d’état-major des armées.

L’armée de l’air dispose également de cinq commandements spécialisés :

  • le commandement de la force aérienne de combat, qui regroupe l’ensemble des moyens aériens conventionnels de combat de l’armée de l’air. Ce commandement, qui n’est pas un commandement opérationnel, est chargé de la mise en condition opérationnelle de ses unités. Il doit donc maintenir une capacité d’action permanente, un haut niveau de préparation des unités, et une capacité d’action variée (ravitaillement en vol, pré-positionnement d’avions de combat, etc.) ;
  • le commandement de la force aérienne de projection qui est chargé de projeter et de déployer les hommes et le matériel nécessaires aux opérations par aérolargage ou aéroportage d’assaut, mais également d’assurer des missions de ravitaillement en vol et de prendre en compte les missions de recherche et de sauvetage au combat (recherche et récupération d’équipages d’avions abattus en zone hostile). En temps de paix, le commandement de la force aérienne de projection intervient dans des missions de service public telles que des évacuations sanitaires, des recherches de personnes, des sauvetages ou des missions humanitaires en France ou dans le monde ;
  • le commandement air des systèmes de surveillance, d’information et de communication qui a pour mission la surveillance de l’espace aérien, le contrôle de la circulation aérienne opérationnelle et la coordination avec la circulation aérienne civile, la défense sol-air et l’opposition aux intrusions aériennes, ainsi que l’appui électronique aux forces aériennes (réseaux de transmission, systèmes de détection et de surveillance, systèmes d’aide à la navigation, moyens de guerre électronique) ;
  • le commandement des écoles de l’armée de l’air qui est responsable de la formation initiale et de la formation continue des personnels de l’armée de l’air ;
  • le commandement des fusiliers commandos de l’air qui assure la protection et la défense des points sensibles de l’armée de l’air, mais qui est en mesure également d’envoyer des fusiliers commandos de l’air en tout lieu du globe, en action directe ou en renforcement de détachement.

En l’an 2000, l’armée de l’air comprenait 71 980 personnels, ce qui représente 14,6 p. 100 des effectifs des forces armées françaises. Son budget total était de 34 517 millions de francs (5 262,08 millions d’euros), soit 18,4 p. 100 du budget total du ministère de la Défense.

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