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  • Emir Kusturica

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    LA VIE EST UN MIRACLE de Emir Kusturica Prix Education Nationale, Cannes 2004 Films Alain Sarde/Mars Distribution http://www.lavieestunmiracle.com/

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Kusturica, Emir

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Emir KusturicaEmir Kusturica
Plan de l'article
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Présentation

Kusturica, Emir (1955- ), musicien, acteur et réalisateur de cinéma yougoslave.

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Un cinéma baroque

Né à Sarajevo, Emir Kusturica est diplômé de la FAMU, la prestigieuse école de cinéma de Prague (Tchécoslovaquie). Son premier court métrage, Une partie de la vérité (Dio istine), date de 1971. Il fait ses débuts à la télévision tchécoslovaque, avant d’obtenir le lion d’or à la Mostra de Venise avec son premier film, Te souviens-tu de Dolly Bell (Sjecas Li Se Dolly Bell, 1981), évocation des tourments amoureux propres à l’adolescence. La palme d’or du festival de Cannes récompense son second long métrage, Papa est en voyage d’affaires (Otac na sluzbenom, 1985), chronique foisonnante, historique et intimiste à la fois, qui frappe par sa vitalité, sa maturité (le réalisateur a trente ans seulement) et son ironie décapante. En 1988, il remporte tous les suffrages avec le Temps des gitans (Dom za vesanje), fresque baroque qui conjugue cruauté et lyrisme.

Encouragé par ce succès qui lui ouvre les portes du marché international, Emir Kusturica part tourner aux États-Unis son quatrième film, Arizona Dream (1993), notamment interprété par Johnny Depp et Faye Dunaway. Traversée de références à la peinture de Marc Chagall et au cinéma de Federico Fellini, la comédie féroce Underground (1995) dépeint avec une verve poétique et une joie contagieuse les vicissitudes de l’histoire yougoslave. À la sortie du film, une polémique fait rage, alimentée par les détracteurs du réalisateur qui prétendent voir en lui un partisan de « la grande Serbie ». Près de dix ans plus tard, La vie est un miracle (Zivot je cudo, 2004) aborde de nouveau le conflit yougoslave, sous l’angle de l’humour et de la compassion à l’égard de personnages portés, malgré des circonstances particulièrement difficiles, par la vie et par l’espoir.

Entre-temps, délaissant les paraboles géopolitiques, Emir Kusturica orchestre avec Chat noir, Chat blanc (Crna Macka, Beli Macor, 1998) un « opéra-bouffe » cinématographique, varié et palpitant, qui explore la communauté tzigane sur un mode éminemment musical. Promets-moi (2006, présenté à Cannes en 2007) évoque pour sa part, sur le ton de la farce, les aventures initiatiques d’un jeune homme ayant promis à son grand-père mourant d’exaucer ses derniers volontés.

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Les autres activités d’Emir Kusturica

Dès le début des années 1980, Emir Kusturica est musicien au sein du groupe The No Smoking Orchestra, qui, reformé en 1994 avec Stribor Kusturica (le fils d’Emir), joue un mélange de punk-rock et d’harmonies tziganes, mâtiné de mélismes turques et de rythmiques techno, que ses auteurs baptisent « unza unza ». Super 8 Stories (2001) relate l’histoire de cette aventure musicale.

Emir Kusturica a également fait ses débuts d’acteur dans la Veuve de Saint-Pierre (1999) de Patrice Leconte.

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