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révolutionnaires, guerres

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Mauzaisse, Bataille de ValmyMauzaisse, Bataille de Valmy
Plan de l'article
1

Présentation

révolutionnaires, guerres, série de guerres qui ont opposé la France révolutionnaire à la quasi-totalité des États européens entre 1792 et 1799.

Après qu’a éclaté la Révolution en 1789 et plus encore lorsque le roi Louis XVI est suspendu de ses fonctions en 1792, les monarchies européennes s’allient pour renverser le nouveau régime français et restaurer la royauté. Parallèlement, les révolutionnaires s’engagent dans une politique belliqueuse contre ces « ennemis de l’extérieur » afin de faire triompher leurs idéaux dans les pays adjacents.

Ces guerres — dites révolutionnaires ou guerres des deux premières coalitions, selon l’angle d’approche du conflit — se poursuivent après la stricte période de la Révolution française ; elles sont alors connues sous le nom de guerres napoléoniennes, du nom de celui qui s’empare du pouvoir lors du coup d’État du 18 brumaire an VIII.

2

Étude des armées révolutionnaires

Les guerres révolutionnaires trouvent leur origine dans le conflit idéologique qui oppose la France révolutionnaire aux monarchies européennes. Alors que les premières batailles de 1792 utilisent les stratégies de l’Ancien Régime, l’armée républicaine développe progressivement son organisation (des généraux talentueux sortent du rang) et son équipement (utilisation de ballons d’observation), tout en personnalisant sa tactique (une guerre de masse). De plus, l’armée républicaine, ne faisant pas la guerre aux peuples mais aux rois, s’est souvent employée à associer à la guerre de masse une guerre de propagande (notamment avec des distributions de tracts).

Fondée sur la levée en masse, cette armée est présentée comme le symbole de la démocratie en marche et de l’émancipation du sans-culotte citoyen. En proclamant par son article premier que « Tout Français est soldat et se doit à la défense de sa patrie », la loi Jourdan du 5 septembre 1798 instaure un caractère nouveau à la conscription ; non seulement elle arme le peuple citoyen et fait de l’armée une émanation de la nation, mais elle ouvre l’accès au corps des officiers à tous les états et classes sociales du pays, par le mérite et la bravoure au combat. Lorsque Napoléon Bonaparte s’empare du pouvoir, il bénéficie de ce legs républicain.

3

Coalition européenne de 1792

La première coalition se forme en avril 1792 contre une France qui a déjà déclaré la guerre à l’Autriche et à la Prusse. Craignant que la Révolution ne s'étende à toute l'Europe, l'Angleterre, la Hollande, l'Espagne, le royaume des Deux-Siciles, le royaume de Sardaigne et les États pontificaux se rallient rapidement à l’Autriche et à la Prusse.

3.1

Campagne du nord

Les combats débutent dans le nord de la France et dans l’actuelle Belgique. Les armées autrichiennes ayant réussi à pénétrer sur le sol français, le gouvernement révolutionnaire décrète « la patrie en danger » en juillet 1792. Puis le 10 août suivant, dans un mouvement de mécontentement à l’égard de la monarchie, le peuple prend les Tuileries d’assaut, massacre la garde suisse du roi et met ainsi fin à la monarchie constitutionnelle. Avec la chute de la monarchie, la guerre prend un caractère national et politique au lieu d’être un simple conflit entre princes. Le 20 septembre 1792, une armée de sans-culottes sous le commandement du général Dumouriez est victorieuse à Valmy ; forte de cette retentissante victoire, l’Assemblée proclame la République dès le lendemain. À Jemmapes (6 novembre), les Français confirment leur victoire sur les Autrichiens, mais subissent bientôt des revers à répétition. Aussi, l’Assemblée décrète-t-elle la conscription de 300 000 hommes le 24 février 1793.

Dumouriez, défait à Neerwinden le 18 mars 1793, passe à l’ennemi. La défection du chef de l’armée, l’avance des forces ennemies et la guerre civile à l’intérieur (guerre de Vendée et Chouannerie) engendrent une crise politique à Paris : les Montagnards de Robespierre qui s’emparent du pouvoir au terme des journées insurrectionnelles des 31 mai-2 juin, instaurent un régime de Terreur, instrument de lutte contre les contre-révolutionnaires. Néanmoins, les coalisés intensifient l’offensive sur tous les fronts : prises de Condé-sur-l’Escaut (10 juillet), de Mayence (23 juillet) et de Valenciennes (28 juillet) tandis que Toulon est assiégée par les Britanniques.

Une nouvelle levée en masse permet la constitution de quatorze armées (750 000 hommes) qui partent en hâte sur le front. La guerre tourne alors à l’avantage de la France. Le général Jourdan bat les Autrichiens à Wattignies (16 octobre 1793) et, avant la fin de l’année, les coalisés sont repoussés au-delà du Rhin. Puis, grâce à leur succès à Fleurus (26 juin 1794), les révolutionnaires commencent à occuper les Pays-Bas autrichiens, la Hollande et la Rhénanie. Ces victoires retirent toute légitimité à la politique de Terreur de Robespierre qui est arrêté avec ses partisans, le 9 thermidor an II (27 juillet). Débute alors la période de la « réaction thermidorienne ». Durant l’hiver 1794-1795, les troupes françaises du général Pichegru s’emparent des Provinces-Unies. La neutralité de la Prusse et de l'Espagne est établie par les traités de Bâle (5 avril et 22 juillet 1795) ; la Hollande, quant à elle, signe le traité de La Haye (16 mai 1795) qui marque la création de la première République sœur, la République batave. Au terme de ces traités de paix, seules l’Angleterre et l’Autriche restent en guerre avec la République. Les fronts restent stables jusqu’aux campagnes italiennes de Bonaparte, l’année suivante.

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