![]() Articles voisins
Fiches pays
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur France (géographie) |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Page 2 sur 18
France (géographie)Article
Plan de l'article
Présentation ; Situation géographique ; Relief ; Hydrographie ; Climat ; Végétation et faune ; La France d’outre-mer ; Contraintes et ressources du milieu naturel français
Pays d’altitude modérée (342 m en moyenne), la France présente des reliefs variés et contrastés. Alors qu’elle est bordée, sur ses périphéries orientale et méridionale, par des barrières montagneuses élevées, un ensemble de moyennes montagnes occupe le centre et le nord-est du pays, ainsi que la Corse, tandis que de vastes régions de plaines, de collines et de bas plateaux s’étendent depuis le nord jusqu’au sud-ouest. Près de 62 p. 100 du territoire français sont situés en dessous de 250 m d’altitude et seulement 7 p. 100 au-dessus de 1 000 m. La partie du territoire la plus élevée et la plus accidentée se situe à l’est d’une ligne Bayonne (au sud-ouest)-Thionville (au nord-est). À la France montagneuse de l’Est et du Sud, aux forts contrastes topographiques et aux reliefs compartimentés s’oppose la France des bassins et des socles usés (Massif armoricain, Ardenne) du Nord et de l’Ouest, dont les plaines et les bas plateaux s’étendent à une altitude le plus souvent inférieure à 250 m. Un ensemble de seuils (passage entre deux bassins), de larges vallées et de fossés d’effondrement facilite la circulation à travers le territoire. Au cours des temps géologiques, l’évolution des reliefs a été conditionnée par de multiples changements climatiques, par des processus d’érosion très variés et par des phases d’intenses mouvements tectoniques. Trois grands types de reliefs résultent de cette longue morphogenèse : les hautes montagnes (Pyrénées, Alpes occidentales), issues de l’orogenèse alpine (ère tertiaire) ; les moyennes montagnes constituées, à l’exception du Jura (plissement alpin), par des massifs anciens hercyniens rajeunis par le contrecoup des mouvements orogéniques tertiaires (Massif central, Vosges, Corse, Estérel, Maures) ; enfin, les plaines et les bas plateaux correspondant aux bassins sédimentaires (Bassin parisien, Bassin aquitain), aux massifs anciens faiblement rajeunis (Massif armoricain, Ardenne), aux grands fossés tectoniques (Limagne, Couloir séquano-rodhanien, plaine d’Alsace) et aux plaines côtières (plaines méditerranéennes du Bas-Languedoc et du bas Rhône, Flandre maritime).
Issues de mouvements tectoniques récents (plissement alpin) nés de la collision des plaques eurasienne et africaine (voir tectonique des plaques), les Alpes françaises et les Pyrénées sont des montagnes jeunes dont la surrection a débuté au cours du crétacé. L’orogenèse alpine a connu deux phases de paroxysme au cours de l’ère tertiaire : au début de l’éocène (environ 60 millions d’années) pour les Pyrénées, puis à la fin de l’oligocène et au début du miocène (entre 25 à 30 millions d’années) pour les Alpes. Ces hautes montagnes du sud et du sud-est de la France se rattachent à l’Europe « alpine », caractérisée par une succession de chaînes plissées récentes d’âge tertiaire, depuis la péninsule Ibérique jusqu’à la mer Noire (chaîne Bétique, Pyrénées, Alpes, Jura, monts Apennins, Carpates, Caucase). Celles-ci présentent des altitudes souvent élevées (5 642 m au sommet du mont Elbrous, dans le Caucase), et s’accompagnent d’une forte instabilité tectonique (volcanisme, sismicité). Le sud-est de la France, comme l’ensemble du pourtour de la Méditerranée, connaît un risque sismique important (voir séisme). Fortement escarpées, les Alpes françaises et les Pyrénées ont été sculptées par l’érosion glaciaire et périglaciaire. Commencées il y a environ 2,5 millions d’années, les glaciations quaternaires (voir période glaciaire), qui ont donné naissance à de puissants glaciers, ont fortement marqué les montagnes de leur empreinte : versants abrupts, cirques glaciaires (cirque de Gavarnie), crêtes acérées, auges glaciaires, dépôts morainiques ou fluvio-glaciaires, lacs de surcreusement (lac d’Annecy, lac du Bourget) ou de barrage morainique (lac Léman), etc. La déglaciation est récente (environ 10 000 ans).
Les Alpes françaises couvrent une superficie d’environ 35 000 km2. Un grand nombre de sommets culminent à plus de 4 000 m d’altitude, dont le mont Blanc (4 810 m), plus haut sommet des Alpes et l’un des sommets les plus élevés d’Europe, ainsi que les Grandes Jorasses (4 208 m) ou encore la barre des Écrins (4 103 m), dans le massif du Pelvoux (ou massif des Écrins). Loin de constituer une barrière, en dépit de leur masse et d’une altitude moyenne élevée (1 121 m), les Alpes françaises constituent un massif montagneux facilement pénétrable (surtout les Alpes du Nord), ouvert sur le Sillon rhodanien par des cluses et aéré par de profondes auges glaciaires. Celles-ci forment de larges couloirs de pénétration longitudinaux (Sillon alpin dans les Alpes du Nord, vallée de la Durance dans les Alpes du Sud) et transversaux (Tarentaise, Maurienne, Romanche) au cœur des montagnes qui, en facilitant les communications, ont favorisé des implantations urbaines très précoces. Les Alpes françaises, qui forment la frontière avec la Suisse et l’Italie, constituent la terminaison occidentale de l’arc alpin qui s’étire sur 1 200 km depuis le sud de la France jusqu’en Autriche. Les Préalpes, d’altitude moyenne (point culminant : 2 752 m), précèdent les hautes Alpes, aux sommets englacés, au-delà du Sillon alpin. Les Alpes françaises comprennent deux parties distinctes : les Alpes du Nord et les Alpes du Sud. Les Alpes du Nord, les plus élevées, se subdivisent, d’ouest en est, en quatre zones parallèles, orientées nord-est / sud-ouest : les Préalpes du Nord (Chablais-Giffre, massif des Bornes, les Bauges, Grande-Chartreuse, Vercors) forment un ensemble de massifs plissés sédimentaires, essentiellement calcaires, séparés par des cluses (cluses d’Annecy, de Chambéry, de Grenoble), et dominant par de hautes corniches le piémont dauphinois ; le Sillon alpin est une large vallée en auge, d’une altitude moyenne de 200 m à 300 m et large de 10 km à 20 km, s’étendant depuis la vallée du Drac au sud jusqu’à la vallée de l’Arve au nord, englobant le val d’Arly et la moyenne vallée de l’Isère (Combe de Savoie, Grésivaudan) ; à l’est, la zone axiale est constituée par les hauts massifs centraux cristallins (massifs du Mont-Blanc, de Beaufort, de Belledonne, du Pelvoux, de l’Oisans) aux crêtes acérées, couverts de glaciers résiduels (mer de Glace, 2 300 m d’altitude) ; enfin, la zone interne ou intra-alpine est représentée essentiellement par des nappes de charriage (massif de la Vanoise, massif du Mont-Cenis). Le Sillon alpin, où débouchent le cours supérieur de l’Isère (Tarentaise) et la vallée de l’Arc (Maurienne), constitue avec ces derniers d’importants axes de pénétration et de circulation. Les cols sont élevés, à l’image du col de l’Iseran (2 770 m), du col du Mont-Cenis (2 090 m) qui permet de communiquer avec l’Italie, ou encore du col du Petit-Saint-Bernard (2 157 m), en direction de la Suisse. Les cols du Galibier (2 645 m) et du Lautaret (2 058 m) marquent la limite entre les Alpes du Nord et les Alpes du Sud. Moins hautes que les Alpes du Nord et plus arides, les Alpes du Sud offrent davantage d’obstacles naturels et sont moins propices à l’activité économique. Elles présentent un relief plus confus, dominé par des massifs centraux (Oisans, Mercantour) et des cols élevés (col de l’Isoard, 2 361 m). Elles se caractérisent également par une grande extension des massifs de la zone intra-alpine (Briançonnais, Queyras, Embrunais), précédés à l’est et au sud par les chaînons calcaires des Préalpes du Sud : Dévoluy, Diois, Baronnies, Lubéron, monts de Vaucluse et mont Ventoux à l’ouest de la Durance ; Alpilles, Plans de Provence, hauts plateaux désertiques (800 m), entaillés par des gorges profondes (Verdon), massif de la Sainte-Baume, montagne Sainte-Victoire, plateau de Valensole, Préalpes de Digne, de Grasse, de Castellane et de Nice, à l’est de la Durance.
Plus ancienne que les Alpes, la chaîne des Pyrénées, qui marque la frontière entre la France et l’Espagne, sépare l’Europe de la péninsule Ibérique. Plus abrupte du côté français que du côté espagnol, elle présente de puissants escarpements et s’allonge sur 430 km, depuis l’Atlantique (Pays basque) jusqu’à la Méditerranée (Roussillon), formant une chaîne étroite (40 km de large pour le versant français). Les Pyrénées françaises culminent dans les Pyrénées centrales (entre la vallée de l’Aspe et le col de Puymorens), au sommet du pic Vignemale (3 298 m), dans le massif de Néouvielle. Elles s’abaissent vers l’Atlantique pour laisser place à une moyenne montagne (Pyrénées occidentales). Plus massives et plus compactes que les Alpes, les Pyrénées forment, contrairement à ces dernières, une montagne-barrière difficilement pénétrable, en dépit d’une altitude moyenne moins élevée (1 008 m). L’isolement et le cloisonnement sont le résultat de l’altitude des cols (col du Tourmalet, 2 115 m ; col du Somport, 1 632 m) et des vallées orientées nord-sud (gave d’Oloron, gave d’Ossau, gave de Pau, Ariège), séparées par des lignes de crêtes faisant obstacle aux communications transversales est-ouest. Les Pyrénées orientales (massif du Canigou, 2 784 m) font toutefois exception puisque le relief montagneux y est aéré par de nombreux bassins : Cerdagne, Capcir (haute vallée de l’Aude), Conflent (vallée supérieure de la Têt), le Vallespir (haute vallée du Tech). Les Pyrénées françaises présentent un dispositif structural en bandes longitudinales. On distingue, du nord au sud, une zone axiale constituée de roches anciennes primaires (mont Canigou, pic du Midi de Bigorre), une zone nord-pyrénéenne essentiellement calcaire et fortement plissée et enfin les courts chaînons des Prépyrénées (Plantaurel, Corbières) qui dominent le vaste piémont pyrénéen, constitué de matériaux détritiques.
Les zones de moyennes montagnes, qui occupent une grande partie du territoire, présentent des caractéristiques communes, à savoir une altitude modérée, le plus souvent inférieure à 2 000 m, et un relief émoussé, aux formes lourdes et aux sommets arrondis. À l’exception du Jura, les moyennes montagnes correspondent à d’anciens hauts massifs hercyniens, constitués principalement de roches cristallines et métamorphiques (granites, gneiss, micaschistes) formant l’actuel soubassement du territoire français. La formation de ce socle primaire remonte à près de 280 à 300 millions d’années. La France hercynienne se rattache, par ses caractéristiques structurales et morphologiques aux reliefs de l’Europe moyenne. Après avoir été arasés par de longues périodes d’érosion et nivelés à l’état de pénéplaine à la fin de l’ère primaire, ces massifs anciens ont été affectés par les grands mouvements orogéniques de l’ère tertiaire qui ont donné naissance aux Alpes et aux Pyrénées. Le vieux socle hercynien s’est retrouvé, par contrecoup, soulevé et fracturé. Ce vigoureux rajeunissement s’est accompagné de dislocations tectoniques : des portions de socle se sont effondrées (Limagne, Alsace), tandis que certaines cassures ont donné lieu à des phénomènes volcaniques (Auvergne). Cependant, il n’a pas affecté de la même façon tous les massifs anciens. Ainsi, le Massif armoricain ou l’Ardenne, faiblement soulevés, s’apparentent davantage, par leur relief, à la France des plaines et des bas plateaux.
|
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |