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Présentation ; Généralités ; Le secteur primaire : agriculture, forêts et pêche ; Le secteur secondaire: mines et industries ; Le secteur tertiaire : services, finances et commerce
France (économie), présentation des caractéristiques économiques de la France. Un complément d’informations sur la France se trouve aux articles France (géographie), France (population et société) et France (histoire).
La France a connu une rapide et puissante industrialisation après la Seconde Guerre mondiale. Dès la fin du conflit, le gouvernement, face à l’exigence de la reconstruction d’une économie dévastée par la guerre, adopte un ensemble de plans (voir planification), à caractère incitatif, destinés à favoriser le redressement national, en conférant à l’État un rôle décisif dans le processus de modernisation de l’appareil productif. Partisan d’un modèle d’économie mixte impliquant une forte intervention des pouvoirs publics dans la vie économique, le gouvernement du général de Gaulle procède, entre 1944 et 1946, à la nationalisation de plusieurs groupes industriels et de grandes banques ; l’État devient dès lors un acteur de premier plan dans l’industrie automobile, l’électronique et l’industrie aéronautique ou encore, et surtout, la production énergétique. La présence de l’État dans ces secteurs de base de l’activité productive se justifie alors par la nécessité de contrôler divers facteurs nécessaires à l’équilibre économique, comme l’approvisionnement en énergie et les transports, qui forment un des coûts fondamentaux de toute économie en raison de leur incidence tant sur le coût de la vie que sur la politique salariale d’un pays. En outre, ce modèle d’économie mixte se nourrit d’une ambition forte, à savoir faire du secteur public un secteur pilote du développement économique et social. À cet égard, la période de croissance caractéristique des Trente Glorieuses est propice à la fonction pilote des grandes entreprises contrôlées par l’État : l’exemple des accords Renault a longtemps servi de modèle aux conventions collectives d’entreprises étendant avantages sociaux et progression des rémunérations à l’ensemble des salariés. Grâce à cette politique de planification d’État, longtemps citée comme modèle dans les économies occidentales, bénéficiant également de l’aide financière américaine (inscrite dans le plan Marshall) et d’une conjoncture économique très favorable (période des Trente Glorieuses), la France connaît une mutation importante de son économie. La France de la Libération compte plus de 7 millions d’agriculteurs, soit près de 40 p. 100 de la population active. En l’espace de quinze ans, le pays va s’urbaniser et s’industrialiser, le salariat devenant le mode commun d’exercice de l’activité professionnelle, ce qui va entraîner une profonde transformation de l’univers du travail et de l’activité productive. Son adhésion à la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) en 1951, puis à la Communauté économique européenne en 1957 (voir Union européenne ; traité de Rome), dont elle est l’un des six États fondateurs, et son ouverture commerciale stimulent en outre fortement la croissance économique. Son produit national brut (PNB) s’accroît de 50 p. 100 environ entre 1949 et 1954, de 46 p. 100 entre 1956 et 1964. En 1960, la France a rebâti son économie, effacé les séquelles de la guerre, le taux de croissance enregistré durant cette période ayant été l’un des plus rapides au monde, uniquement inférieur à celui du Japon.
À la suite des deux chocs pétroliers de 1973 et 1979 (le prix du baril de pétrole est multiplié par 13 au cours de cette période), la croissance française, confrontée à une inflation chronique, chute fortement tandis que le chômage enregistre une progression spectaculaire. La hausse du prix du pétrole répercutée sur les prix industriels (biens d’équipement et de consommation) a une forte incidence sur les prix de détail ainsi que sur les salaires. Les années 1970 sont ainsi marquées par un ralentissement général de la demande (notamment en provenance des ménages) et par un fort recul des investissements, cette conjoncture étant aggravée par des désordres monétaires internationaux pesant directement sur l’économie réelle de production.
En 1981, après l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, le gouvernement socialiste conduit par Pierre Mauroy procède à une nouvelle vague de nationalisations des grandes entreprises considérées comme vitales pour le développement économique et l’indépendance du pays (entreprises industrielles, grands groupes bancaires, compagnies d’assurance) et mène une politique de relance de la consommation qui atteint rapidement ses limites, car elle engendre une augmentation importante des importations, qui elle-même contribue à creuser les déficits publics. En 1982-1983, c’est le tournant de la « rigueur ». L’ouverture croissante et l’internationalisation de l’économie française contraignent celle-ci à de profondes mutations, remettant partiellement en cause le modèle français d’économie mixte, fondé sur des structures libérales, mais fortement teinté d’étatisme.
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