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Blade Runner [Ridley Scott]

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Scott (Ridley), Blade RunnerScott (Ridley), Blade Runner
Plan de l'article
1

Présentation

Blade Runner [Ridley Scott], film américain en couleurs de Ridley Scott, réalisé en 1982.

2

Une quête d’humanité

L’action de Blade Runner se situe à Los Angeles en 2019. Deckard (Harrison Ford) est un blade runner, policier dont la mission est d’éliminer les « réplicants » (replicants en anglais) ; créatures artificielles à l’aspect humain, les réplicants n’ont pas le droit de séjourner sur terre mais se révoltent et revendiquent une prolongation de leur durée de vie, programmée pour quatre ans. Recruté pour traquer quatre d’entre eux — Batty (Rutger Hauer), Pris (Daryl Hannah), Leon (Brion James) et Zhora (Joanna Cassidy) —, Deckard les abat l’un après l’autre mais apprend à leur contact à être un homme et à accepter sa condition humaine. Il tombe par ailleurs amoureux d’une autre réplicante, Rachael (Sean Young), avec laquelle il finit par s’enfuir, loin de cet univers oppressant et saturé de violence.

3

Une esthétique « postmoderne »

Troisième film de Ridley Scott, Blade Runner est adapté du roman de l’écrivain américain Philip K. Dick, Do Androids Dream of Electric Sheep ? (littéralement « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? », 1968). Au-delà de la qualité du scénario, la principale force du film réside dans le talent de Ridley Scott à créer un univers de science-fiction crédible. Grâce à l’architecture de la mégalopole qu’est devenue Los Angeles, plongée dans une ambiance nocturne et pluvieuse, et dont les rues des bas-quartiers fourmillent d’êtres humains, de néons, de véhicules, de gadgets électroniques, etc., l’atmosphère du film est palpable et cohérente : ce n’est plus un monde de science-fiction, mais un monde à la fois vivant et déshumanisé qui prend vie sous les yeux du spectateur. C’est sans doute en cela que, dépassant les strictes limites du film de genre, Blade Runner fait date dans l’histoire du cinéma.

La mise en scène, brillante et spectaculaire dans sa dimension hypnotique, sous-tend parallèlement un discours pessimiste, aux confins de la paranoïa, sur les effets néfastes d’une société de consommation écartelée entre les « élus » et les exclus.

Malgré une fin remaniée par les studios et le distributeur (Warner et Columbia) afin de plaire au plus grand nombre, Blade Runner ne rencontre pas immédiatement son public lors de sa sortie en salles. À la faveur de la sortie du film en vidéo en version intégrale en 1993 — la conclusion gagne en ambiguïté et met en exergue les aspects les plus sombres et les plus poétiques du scénario —, Blade Runner est devenu une œuvre de référence, admirée et souvent citée, voire plagiée par de nombreux cinéastes.

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