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Résultats avec Windows Live® Search Ramos-Horta, JoséArticle
Plan de l'article
Présentation ; Le militant indépendantiste en exil ; L’ambassadeur de la cause indépendantiste timoraise ; Une des principales figures politiques du Timor-Leste indépendant ; Le prix Nobel de la paix élu président
Ramos-Horta, José (1949- ), homme politique est-timorais, ancien ministre des Affaires étrangères (2001-2006) et Premier ministre (2006-2007) du Timor-Oriental, élu président de la République en 2007. Colauréat du prix Nobel de la paix 1996 avec Carlos Felipe Ximenes Belo pour ses efforts en faveur de la paix au Timor-Oriental, il a été l’un des principaux acteurs de la lutte pour l’indépendance du pays, notamment en tant que représentant du Front révolutionnaire pour l’indépendance du Timor-Oriental (Fretilin) auprès des Nations unies, de 1975 au milieu des années 1980.
Né à Dili, la capitale du Timor portugais, José Ramos-Horta est de mère timoraise et de père portugais (exilé dans cette colonie sous la dictature de Salazar). Il suit une scolarisation classique auprès de la mission catholique. Son militantisme contre le régime colonial lui vaut d’être à son tour déporté en 1970 au Mozambique par les autorités portugaises. Il rentre à Timor lorsque le nouveau régime portugais, issu de la révolution des Œillets (1974), s’engage dans une politique de décolonisation. Il travaille comme journaliste auprès du Front révolutionnaire pour l’indépendance du Timor-Oriental (Fretilin), formation marxiste militant pour l’indépendance totale de la partie est de Timor. Après le retrait du Portugal en août 1975 et la proclamation unilatérale de l’indépendance du Timor-Oriental par le Fretilin, il devient ministre de l’Information et des Relations extérieures au sein de l’éphémère gouvernement mis en place par le Fretilin. En vain, il tente d’alerter les autorités américaines sur l’imminence d’une annexion indonésienne. Dès le mois de décembre suivant, l’Indonésie envahit le Timor-Oriental, et José Ramos-Horta quitte le territoire avec d’autres dirigeants du Fretilin. Dès lors, il n’aura de cesse de défendre la cause du peuple timorais auprès des instances internationales et de lutter pour sa libération — la répression indonésienne décimera plus du quart de la population du pays.
José Ramos-Horta, qui, durant ses années d’exil, a étudié les relations internationales dans plusieurs universités occidentales (Oxford, New York, La Haye et Strasbourg), et parle couramment l’anglais et le français (en plus du portugais et du tetum, la langue locale majoritaire du Timor), représente le Fretilin aux Nations unies de 1975 jusqu’au milieu des années 1980. Puis il démissionne du parti et devient le représentant spécial du Conseil national de la résistance maubere (CNRM), créé sous la direction du chef de la guérilla Xanana Gusmão. Il use alors de toutes les voies de la diplomatie pour défendre un plan de paix au Timor-Oriental. En 1996, le prix Nobel de la paix couronne ses efforts et ceux de l’évêque timorais Carlos Felipe Ximenes Belo, en vue d’« une résolution juste et pacifique » du conflit au Timor-Oriental.
En mai 1998, José Ramos-Horta participe à la convention réunissant Timorais de l’intérieur et exilés, qui aboutit à la création du Conseil national de la résistance timoraise (CNRT), une étape déterminante dans l’unification de toutes les forces de résistance à l’occupation indonésienne. Le même mois, la chute du président Suharto en Indonésie favorise la reprise du processus d’autodétermination. Après que 78,5 p. 100 de la population timoraise se prononce en faveur de l’indépendance du Timor-Oriental lors du référendum organisé le 30 août 1999 sous l’égide de l’ONU, José-Ramos Horta rentre au Timor-Oriental en décembre 1999. Comptant parmi les principales figures politiques du nouvel État indépendant — baptisé Timor-Leste —, il est nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement mis en place en septembre 2001 à la suite de l’élection de l’Assemblée constituante. Alors que le jeune État connaît de violents affrontements claniques au printemps 2006, il devient Premier ministre en juillet 2006, à la suite de la démission du leader du Fretilin Mari Alkatiri, accusé d’avoir attisé les violences. L’année suivante, il brigue la présidence de la République.
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