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    Sam Cooke est un auteur, compositeur et interprète soul américain. Sa carrière, au summum au début des années 1960 et qui fut brutalement interrompue par sa mort accidentelle ...

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Cooke, Sam

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1

Présentation

Cooke, Sam (1931-1964), auteur, compositeur, interprète et producteur de musique soul américain.

Artiste novateur à la carrière fulgurante, Sam Cooke a su rester fidèle à sa culture gospel et aborder parallèlement des genres populaires tels que le rhythm and blues et la musique pop dans des chansons jubilatoires aux sonorités fédératrices et consensuelles. Ce brassage musical — inédit au début des années 1960 — lui a assuré la reconnaissance d’un large public et en a fait l’un des plus efficaces promoteurs de la musique soul.

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Les années de formation : aux sources du gospel

Né à Clarksdale (Mississippi), Samuel Cook (dit Sam Cook) chante du gospel dès l’enfance dans les églises baptistes de Chicago (Illinois) où sa famille s’installe en 1933. Huitième enfant d’un pasteur, il intègre à l’âge de 9 ans un quatuor de gospel familial, The Singing Children, formé avec ses deux sœurs et l’un de ses frères.

En 1950, il rejoint The Soul Stirrers, un groupe de gospel professionnel au sein duquel il acquiert une renommée personnelle considérable ; six années formatrices lui permettent en effet de se forger un style, souvent imité depuis, fait d’un mélange de langueur et de fougue, que le cadre religieux des prestations du groupe lui impose toutefois de brider.

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Où le rhythm and blues rencontre la musique pop

Au terme de cette expérience, Bumps Blackwell, son manager qui produit également Little Richard, lui propose une incursion, audacieuse pour un chanteur de gospel, sur le marché autrement plus prometteur de la pop. Un premier titre (« Lovable », 1956) est enregistré mais, soucieux de ne pas s’aliéner son public traditionnel, le chanteur n’ose le publier que sous un nom d’emprunt, Dale Cook. Si les ventes sont modestes, l’expérience est cependant suffisamment convaincante pour qu’il se lance quelques mois plus tard dans une carrière solo sous son vrai nom — enrichi d’une voyelle finale, Sam Cooke — et enregistre l’une de ses propres compositions : « You Send Me » (1957).

Ce titre, qui jette les bases de la musique soul, se vend à un million d’exemplaires et l’impose immédiatement dans le circuit rhythm and blues. Il lui vaut également d’être congédié des Soul Stirrers ; pour dommageable qu’il soit à ses activités religieuses, ce limogeage s’avère toutefois payant en termes de carrière artistique puisque Sam Cooke enchaîne désormais — avec aisance et succès — ballades irrésistibles et titres énergiques qui figurent en tête des hit-parades américains : « Wonderful World », « Everybody Likes To Cha Cha Cha » ou « Only Sixteen » (tous trois enregistrés en 1959).

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La maturité d’un artiste polyvalent

En 1960, Sam Cooke signe un contrat avec la maison de disques RCA et infléchit l’orientation pop de ses disques ; les nouveaux titres — « Chain Gang » (1960), « Cupid » (1961) et « Another Saturday Night » (1963) — déchaînent toujours autant les passions. En outre, avisé et vigilant, le chanteur fait preuve d’une indépendance et d’une lucidité artistiques peu communes en créant très tôt une maison d’édition musicale (Kags Music) et une maison de disques (Sar/Derby) pour laquelle il officie en tant que producteur auprès d’artistes tels que Bobby Womack ou Billy Preston.

En 1963, l’album Night Beat témoigne d’une maturité nouvelle chez Sam Cooke que le marché de la pop a formé aux succès ponctuels des 45 tours : sa voix suave, claire et éthérée, portée par des sections de cordes langoureuses, s’y joue des genres musicaux, alternant notamment gospel et pop, et convainc sans peine un large public. Le concert Live at the Harlem Square Club (1963), enregistré à Miami (Floride) avec le groupe énergique du saxophoniste King Curtis, présente quant à lui une face méconnue de l’artiste, moins polie, tout en raucité explosive.

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