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Blais, Jean-Charles

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Présentation

Blais, Jean-Charles (1956- ), peintre français associé au mouvement de la figuration libre dans les années 1980.

Né à Nantes, Jean-Charles Blais fait ses études aux Beaux-Arts de Rennes de 1974 à 1979 où il a Pierre Antoniucci pour professeur. Il expose dès 1981 à Rennes et surtout chez le critique d’art Bernard Lamarche-Vadel. Cette manifestation donne naissance au mouvement de la figuration libre. C’est en 1982 qu’il expose individuellement pour la première fois, il s’installe alors à Paris et connaît rapidement un vif succès.

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Une peinture sans intention

À ses débuts, Jean-Charles Blais peint sur des matériaux de récupération qui lui servent de support comme des bidons, des feuilles de journaux, des cartons d’emballage ou des affiches. Son travail est très diversifié mais dès 1982, il se radicalise et ne peint plus que sur des affiches arrachées. En effet, cette surface irrégulière et épaisse le guide dans l’inscription de ses personnages et les défauts du support déterminent ses compositions. Ses premiers personnages sont de gros bonshommes voulant s’échapper à grandes enjambées de l’espace pictural. Les visages sont toujours dissimulés, ce qui les transforme en lourdes silhouettes qui, par la suite, s’affinent mais dont l’identité reste toujours absente. Pour lui, ses figures ne sont plus des personnages mais des objets, ses corps sont des morceaux de peinture. Blais dit : « Ma peinture est sans intention » « Je suis un artiste qui n’a pas d’idées ni de sujets de tableaux ».

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Évolution d’une œuvre

Les silhouettes de Blais deviennent de plus en plus abstraites, il ne reste finalement que des fragments en ombres noires. En 1985, il utilise de nouveaux supports comme des palissades en bois et des couleurs plus chaudes font leur apparition, ses travaux sont alors plus lumineux et les contours de ses figures plus nets et découpés. Au début des années 1990, il effectue une série de sculptures de bustes et de têtes qu’il place en apesanteur élastique. Les œuvres de Blais séduisent par leur simplicité apparente, mais ce serait oublier la force de la construction et la solidité des compositions qui mettent en valeur des personnages souvent déséquilibrés semblant vouloir échapper à la peinture. L’essentiel, peut-être se trouve-t-il en dehors de l’espace pictural. Depuis les années 1990, Blais s’est plongé dans une abstraction de matière proche de celle des abstraits américains des années 1960. Cette peinture devient le substitut de la peau de ses personnages disparus.

Depuis le début des années 2000, il tente d’abandonner la peinture au bénéfice de la vidéo. Blais est représenté dans de nombreux musées comme une des figures de la peinture contemporaine.

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