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Résultats avec Windows Live® Search Bluwal, MarcelArticle
Plan de l'article
Présentation ; L’époque des « dramatiques » ; Le Dom Juan de Molière : un modèle du genre ; Un talent multiple ; L’homme de théâtre
Bluwal, Marcel (né en 1925), metteur en scène et réalisateur français. Il a effectué une grande partie de sa carrière à la télévision, où il a été un pionnier en matière de fiction.
Né à Paris, fils de juifs polonais émigrés, Marcel Bluwal est admis, après la guerre, à l’École technique de la photo et du cinéma de Vaugirard (l’actuelle École normale supérieure Louis-Lumière). Il entre à la télévision en 1949 et se lance dans le feuilleton et les émissions pour enfants. Porté par l’ambition culturelle du service public, il réalise, de 1954 à 1960, une trentaine de « dramatiques » en direct, du Barbier de Séville de Beaumarchais aux Joueurs de Gogol. En 1957, Si c'était vous propose quatre dramatiques reposant sur un sujet social réel. En 1961, il adapte le Mariage de Figaro de Beaumarchais, puis réalise deux films pour le cinéma, le Monte-charge (sélectionné au Festival de Cannes 1962) et Carambolages (1963), avec Louis de Funès et Michel Serrault.
Au milieu des années 1960, il se tourne vers l’adaptation télévisuelle de romans et de pièces de grands auteurs comme Marivaux, Hugo, Dostoïevski ou Shakespeare. Son adaptation du Dom Juan de Molière, en 1965, sur 35 mm, avec Michel Piccoli (Dom Juan), Claude Brasseur (Sganarelle) et Anouk Ferjac (Elvire), demeure un des chefs-d'œuvre de la télévision française. Débarrassant Dom Juan des perruques poudrées et des habits Louis XIV, il en fait un personnage intemporel, confronté à la solitude de son destin.
Après l’éclatement de l’ORTF, il poursuit l’adaptation de scénarios originaux comme Thérèse Humbert (1985), avec Simone Signoret, qu’il retrouve pour Music-Hall (1986), diffusé après la mort de l’actrice. Suivront notamment 1996 (1987), la Goutte-d'or, d’après Alain Tournier, les Ritals (1990), d’après François Cavanna, et Billy (1991). Au cinéma, il retrouve son complice Claude Brasseur dans le Plus Beau Pays du monde (1998). Il exerce également son talent dans le domaine de la variété, avec Discorama (1953-1963) ou la Boîte à sel (1956-1958), de la musique classique, avec les six épisodes du feuilleton Mozart (1982), et du documentaire, avec État d'urgence (1953), une série sur la condition paysanne. Dans le domaine du feuilleton, son plus grand succès est sans conteste Vidocq, d’après Georges Neveux (1967), suivi des Nouvelles Aventures de Vidocq (1971).
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