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Résultats avec Windows Live® Search Union pour un mouvement populaire [UMP] (France)Article
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Présentation ; Origines de l’UMP ; La fusion du RPR et de DL au sein de l’UMP ; Un parti réuni autour de Nicolas Sarkozy
Union pour un mouvement populaire [UMP] (France), parti politique français fondé le 17 novembre 2002 dans le but d’unir la droite dans une seule structure qui rassemble gaullistes, libéraux et centristes. Le Rassemblement pour la République (RPR) et Démocratie libérale (DL) se sont fondus dans l’UMP.
La volonté de créer un grand parti uni à droite, ambition jamais aboutie, trouve un nouvel élan au lendemain de la dissolution de l’Assemblée nationale par Jacques Chirac en 1997. L’échec de la droite, qui conduit à une nouvelle cohabitation, est alors imputé au fait qu’elle est divisée entre le Rassemblement pour la République (RPR), Démocratie libérale (DL) et l’Union pour la démocratie française (UDF), face à une gauche dite plurielle. Un groupe de parlementaires de droite, l’ancien Premier ministre Alain Juppé et le conseiller de Jacques Chirac à l’Élysée, Jérôme Monod, sont à l’origine de l’appel que publie le Figaro en janvier 2001 en faveur de l’union de la droite. L’Union en mouvement (UEM) constitue la première étape de cette démarche unitaire dans la perspective des échéances électorales de 2002. À l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, le 21 avril 2002, qui voit Jacques Chirac en tête face à Jean-Marie Le Pen, les choses s’accélèrent. Dans la semaine qui suit, l’UEM se transforme en Union pour la majorité présidentielle (UMP), le bureau politique du RPR se prononçant pour la « création d'une grande formation unie, pluraliste, démocratique et décentralisée de soutien au président de la République ». Après la réélection de Jacques Chirac à la présidence de la République avec plus de 80 % des voix, l’UMP remporte la majorité absolue lors des élections législatives de juin 2002. Le 18 du même mois, Alain Juppé devient le président provisoire de l'UMP.
Malgré un certain nombre de réticences exprimées tant par les responsables du Rassemblement pour la République (RPR), à l’image de sa présidente Michèle Alliot-Marie, que par les militants, le RPR s’autodissout dans l’UMP le 21 septembre 2002. La fusion du RPR au sein de l’UMP est approuvée par 86,5 % des adhérents. Le même jour, les militants de Démocratie libérale (DL), présidée par Alain Madelin, se prononcent pour la dissolution de leur parti au sein de l’UMP à 85 %. En revanche l’Union pour la démocratie française (UDF), présidée par François Bayrou, ne rejoint pas l’UMP, même si nombre de ses élus l’ont fait à titre personnel. Si l’UDF fait partie de la majorité gouvernementale, elle entend préserver son autonomie et faire entendre sa différence, notamment sur l’Europe. Lors du congrès fondateur du nouveau parti qui se tient le 17 novembre 2002 au Bourget, Alain Juppé est élu au poste de président de l’UMP avec 79,42 % des suffrages exprimés. Jean-Claude Gaudin en est élu vice-président délégué et Philippe Douste-Blazy secrétaire général. L’UMP est alors rebaptisée Union pour un mouvement populaire. Mais les difficultés s’accumulent pour le nouveau parti. En février 2004, Alain Juppé est condamné en première instance à une peine de dix-huit mois de prison avec sursis et dix ans d’inéligibilité, en tant qu’ancien secrétaire général du RPR, dans l’affaire du financement de ce parti. Il démissionne de la présidence de l’UMP au mois de juillet suivant et il est condamné en appel à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité au mois de décembre, reconnu coupable de « prise illégale d’intérêt ». La volonté de créer un grand parti de droite achoppe sur la volonté d’autonomie de l’UDF. En outre, la popularité de Jacques Chirac et de Jean-Pierre Raffarin est en baisse alors que les mouvements sociaux s’accumulent. Dans ces conditions, les élections régionales et cantonales de mars 2004 conduisent l’UMP à une large défaite. Au niveau régional, la droite recueille 36,84 % des voix derrière la gauche qui en totalise 49,91 %. Elle perd 13 Régions (elle en gouverne désormais 2 sur 26). Au niveau cantonal, l’UMP obtient 27,22 % des voix ; elle gagne 1 département tandis que la gauche en conquiert 11. Au mois de juin 2004, les élections européennes voient un nouvel échec de l’UMP. Recueillant 16,63 % des voix, la formation chiraquienne est largement distancée par le PS qui obtient 28,89 % des voix. En outre, elle ne parvient toujours pas à unir la droite, l’UDF obtenant de son côté 11,94 % des voix. En septembre 2004, ce sont les élections sénatoriales qui sont marquées par un recul de l’UMP qui perd la majorité absolue au Sénat. Avec 154 sièges sur 331 (-8), elle doit désormais compter sur le renfort de l’UDF pour trouver une majorité de vote.
Nicolas Sarkozy, qui s’est porté candidat à la succession d’Alain Juppé, est élu président de l’UMP en novembre 2004 avec 85,1 % des voix. À la demande de Jacques Chirac, il quitte ses fonctions de ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. Il se fixe pour objectif de doubler le nombre d’adhérents du parti et ambitionne d’en renouveler les méthodes et les idées. Après la victoire du non au référendum sur le Traité constitutionnel européen (31 mai 2005), le gouvernement Raffarin démissionne et Dominique de Villepin devient Premier ministre. Nicolas Sarkozy obtient le poste de ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire dans le nouveau gouvernement, fonction qu’il cumule désormais avec celle de chef de l’UMP. Il transforme alors l’UMP en véritable machine à gagner l’élection présidentielle de 2007 à laquelle il se porte candidat en novembre 2006. Adepte du « parler vrai », il renouvelle le corpus idéologique du parti à qui il entend redonner la fierté d’être de droite, en mettant en première ligne les valeurs du travail, de l’autorité, du mérite ou encore la morale. Arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle (31,18 % des suffrages exprimés), le candidat de l’UMP est élu à la présidence de la République le 6 mai 2007 avec 53,06 % des suffrages exprimés. François Fillon est nommé au poste de Premier ministre. Il constitue un gouvernement d’ouverture, comprenant des personnalités issues de la gauche – cette démarche qui crée un certain trouble dans l’opposition suscite également des controverses au sein de l’UMP. Aux élections législatives de juin 2007, la victoire annoncée de l’UMP est moins large que prévue mais, avec 313 élus sur 577, elle conserve la majorité absolue.
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