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travailliste, Parti (Israël)

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David Ben Gourion (discours)David Ben Gourion (discours)
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1

Présentation

travailliste, Parti (Israël), parti politique de la gauche sociale-démocrate israélienne fondé en 1968.

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Origines et fondements

Parti de la gauche sioniste, le Parti travailliste d’Israël se définit comme un parti qui défend le développement pionnier collectif ou dans un cadre coopératif (kibboutz ou moshav). Fondamentalement, ses dirigeants sont toutefois convaincus de la nécessité d’un compromis territorial avec les Arabes, dont les Palestiniens, seul moyen d’aboutir à la paix. Le parti prône également un contrôle centralisé de l’économie, que soulignent ses liens anciens avec la Histadrout (principale centrale syndicale du pays), s’appuyant sur un réseau de coopératives et d’entreprises. Il est affilié au niveau international à différentes organisations, notamment l’Internationale socialiste (IS) et, en tant qu’observateur, au Parti des socialistes européens (PSE).

L’actuel Parti travailliste est issu de la réunification en janvier 1968, sous l’impulsion de Golda Meir, de trois formations : le Mapaï, Parti social-démocrate historique fondé en 1930 ; l’Hadout ha-Avoda, faction séparée du Mapaï depuis 1954 ; le Rafi, fondé en 1965 par David Ben Gourion avec Moshe Dayan, tous deux dissidents du Mapaï.

3

Historique

3.1

Le parti de la majorité de 1968 à 1977

Le Parti travailliste domine la vie politique du pays de 1968 à 1977, alors qu’il est majoritaire à la Knesset. Levi Eshkol, puis Golda Meir, dirigent le parti et le pays. En 1974, à la suite de la guerre du Kippour, Golda Meir est contrainte à la démission en raison d’une controverse concernant le manque de préparation de l’armée. Yitzhak Rabin lui succède à la tête d’un nouveau gouvernement. Confronté à de graves problèmes économiques (inflation, récession) dans un contexte marqué par le poids des dépenses de défense et l’augmentation du prix du pétrole, le Premier ministre travailliste doit en outre faire face à un scandale financier, dans lequel son nom est cité, ainsi que celui d’autres dirigeants travaillistes. En perte de crédit, le Parti travailliste est battu par le Likoud aux élections législatives de 1977.

3.2

La première Intifada et le premier gouvernement d’union nationale avec le Likoud (1984-1990)

À partir de 1977, alors qu’il est dirigé par Shimon Peres, le Parti travailliste cède du terrain devant le Likoud et demeure dans l’opposition jusqu’aux élections législatives de juillet 1984.

À la suite du déclenchement de la première Intifada dans les territoires occupés par Israël, le Parti travailliste forme, pour la première fois dans l’histoire du pays, un gouvernement d’union nationale avec le Likoud et ses alliés (1984-1990). Shimon Peres occupe le poste de Premier ministre jusqu’en 1986, avant d’échanger sa place avec Yitzhak Shamir, leader du Likoud au poste de ministre des Affaires étrangères. En 1990, la coalition se dissout en raison de divergences sur les pourparlers de paix avec les Palestiniens. Shimon Peres quitte la tête du Parti travailliste, où il est remplacé par Yitzhak Rabin.

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