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Résultats avec Windows Live® Search Crowe, RussellArticle
Plan de l'article
Crowe, Russell (1964- ), acteur de cinéma néo-zélandais. Acteur physique et volontaire, Russell Crowe est la figure de proue d’un cinéma américain spectaculaire et conquérant. Les différentes facettes de son jeu lui permettent cependant d’interpréter également des rôles plus psychologiques, et l’acteur concilie ces deux orientations en apparence opposées par des prestations toujours intenses, de personnages souvent seuls face à eux-mêmes et à leur destin.
Né à Wellington, Russell Crowe grandit en Australie où sa famille s’installe dès 1966, et qui devient sa patrie d’adoption. C’est en accompagnant ses parents — cantiniers — sur les plateaux de tournage qu’il se prend de passion pour le métier de comédien. Après des débuts précoces dans un épisode de la série télévisée Spyforce, il devient acteur à part entière à l’âge de dix-huit ans. Vedette de la télévision australienne, Russell Crowe décroche son premier rôle majeur au cinéma dans The Crossing (1990) de George Ogilvie, puis reçoit par deux fois l’Australian Film Institute Award pour ses prestations dans Proof (1991) de Jocelyn Moorhouse et dans le controversé Romper Stomper (1993) de Geoffrey Wright ; il y incarne un skinhead raciste.
Remarqué par Sharon Stone, Russell Crowe tourne en 1995 son premier film américain, Mort ou vif (The Quick and the Dead), western baroque de Sam Raimi. Malgré l’échec commercial, le film lui ouvre les portes des studios hollywoodiens. Il joue alors dans plusieurs productions de second plan, pour la plupart restées inédites en France. C’est dans le thriller L.A. Confidential (1997) de Curtis Hanson, d’après James Ellroy, qu’il accède à une notoriété internationale, à la faveur du succès du film et de sa prestation en policier brutal qui tombe amoureux d’une prostituée de luxe (Kim Basinger).
Russell Crowe est pour la première fois dirigé à contre-emploi dans Révélations (The Insider, 1999) de Michael Mann : myope, voûté, la démarche lourde et le cheveu rare, à l’opposé de ses rôles précédents, il incarne un ancien cadre de l’industrie du tabac ; quitté par sa femme et menacé de mort par ses ex-employeurs, cet homme aux abois dont la vie a basculé est aiguillonné dans son parcours et dans ses révélations sur les pratiques douteuses de son ancienne entreprise par un producteur de télévision interprété par Al Pacino. Dans un registre antinomique, Gladiator (2000) de Ridley Scott lui offre un rôle à la mesure de sa prestance physique, celui du général romain Maximus, assoiffé de vengeance après que l’empereur Commodus (Joaquin Phoenix) l’a condamné à mort et fait exécuter sa femme et son fils. Le film est un triomphe et obtient douze nominations aux oscars ; Russel Crowe, pour sa performance tout en dignité bafouée et virilité, est récompensé par celui du meilleur acteur. Un homme d’exception (A Beautiful Mind, 2001) de Ron Howard, dans une veine psychologique semblable à celle de Révélations, lui permet d’interpréter un personnage livré à lui-même, à son combat intérieur, celui d’un mathématicien génial (John Forbes Nash, lauréat du prix Nobel) atteint de schizophrénie. Master and Commander : de l’autre côté du monde (Master and Commander: The Far Side of the World, 2003) de Peter Weir appartient pour sa part à la tradition des films d’aventures ; Russell Crowe y endosse le costume d’un commandant de navire de guerre anglais qui, tel le capitaine Achab de Moby Dick d’Herman Melville, arpente les mers à la recherche de l’Achéron, un vaisseau de la flotte napoléonienne. Puis il porte l’histoire de la chute et de la renaissance d’un boxeur dans De l’ombre à la lumière (Cinderella Man, 2005) de Ron Howard, aux côtés de Renée Zellwegger.
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