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Résultats avec Windows Live® Search Zapatero, José Luis RodríguezArticle
Plan de l'article
Présentation ; Un engagement politique précoce ; Une nouvelle voie politique ; Le chef de l’opposition ; La consécration politique ; Le président du gouvernement espagnol
Zapatero, José Luis Rodríguez (1960- ), avocat et homme politique espagnol, secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) à partir de 2000, nommé président du gouvernement d’Espagne en avril 2004 et renouvelé dans ses fonctions en mars 2008.
Né à Valladolid, dans la communauté autonome de Castille et León, José Luis Zapatero étudie le droit à l’université de León et commence à s’intéresser à la politique pendant la période de transition qui suit la mort du général Franco. Issu d’une famille de tradition républicaine — son grand-père, capitaine dans l’armée, a été exécuté par les troupes franquistes pendant la guerre d’Espagne — et fasciné par le jeune leader socialiste Felipe González, José Luis Zapatero adhère en 1978 au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), le principal parti de gauche du pays. En 1986, il devient le plus jeune député jamais élu en Espagne (un siège qu’il conserve jusqu’en 2004), avant de prendre la tête du PSOE de León en septembre 1988. Il se voit ensuite confier plusieurs postes de porte-parole du groupe socialiste au Congrès, notamment au sein des commissions Justice et affaires intérieures (1993) et Administrations publiques (1996). En 1997, José Luis Zapatero rejoint le comité exécutif du PSOE, alors dirigé par Joaquín Almunia, pour préparer les élections législatives de 2000.
En mars 2000, le PSOE est de nouveau battu par le Parti populaire (PP) de José María Aznar, qui obtient la majorité absolue au Congrès. Après la déroute de son parti, Joaquín Almunia démissionne de son poste de secrétaire général. Le baron socialiste José Bono, président de la communauté autonome de Castille-La Manche, semble le mieux placé pour lui succéder. Également candidat, José Luis Zapatero se présente au 35e congrès du parti comme le chef de file d’un nouveau courant, baptisé « Nueva Via » (la « nouvelle voie ») — ce programme, qui vise à concilier justice sociale et économie de marché, est souvent présenté comme proche de la « troisième voie » préconisée par le leader travailliste britannique Tony Blair. Jeune, modeste et souriant, José Luis Zapatero promet un « bain de modernité » au PSOE. Contre toute attente, il est élu secrétaire général à l’issue d’un scrutin très serré.
Comme il l’avait annoncé le jour de son élection à la tête du PSOE, José Luis Zapatero propose une opposition constructive au gouvernement en place. Il signe ainsi avec José María Aznar un Pacte pour la liberté et contre le terrorisme en décembre 2000, puis apporte son soutien à la loi sur les partis politiques qui permet en juin 2002 de déclarer illégal Herri Batasuna (HB), branche politique de l’organisation séparatiste basque ETA. Les points de désaccord restent pourtant nombreux entre les deux leaders. Au cours de l’année 2002, José Luis Zapatero critique sévèrement les réformes des systèmes d’allocation chômage et de l’éducation souhaitées par le gouvernement Aznar. Après le naufrage du pétrolier Prestige près des côtes de Galice, en novembre, il déplore les tentatives de désinformation et le laxisme gouvernementaux. La politique étrangère est également une source de tensions. José Luis Zapatero, plus proche de l’axe franco-allemand, accuse en effet José María Aznar de vouloir faire de l’Espagne le « cheval de Troie des États-Unis » en Europe par son soutien inconditionnel à la politique de l’administration Bush. Au début de l’année 2003, la question de l’entrée en guerre de l’Espagne en Irak finit d’opposer les deux hommes. Alors que José María Aznar, qui se range aux arguments des États-Unis, envoie près de 1 300 soldats sur place, José Luis Zapatero conteste la légitimité de cette guerre.
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