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Résultats avec Windows Live® Search islam, théologie spéculative de l'Article
Plan de l'article
islam, théologie spéculative de l', en arabe kalâm (« discours », appliqué à la foi islamique), étude conceptuelle des questions relatives à la religion musulmane, et introduisant le raisonnement humain dans la définition des articles de la foi fondée sur les sources scripturaires (Coran et Sunna).
Sans jouir du prestige dont sont dotées les écoles juridiques (madhâhib, voir droit musulman), plusieurs écoles théologiques ont vu le jour dans les premiers temps de l’islam.
La pratique du kalâm est développée pour la première fois au viiie siècle par l’école mutazilite (de mu’tazil, « celui qui s’isole »), ainsi dénommée parce que ses partisans se sont « mis à l’écart » de la polémique entre kharijites et murjites sur le statut du pécheur. Leur approche particulièrement rationaliste des problématiques théologiques leur a valu un rejet de la part des milieux « orthodoxes » (sunnites), se référant avant tout au Coran et à la Sunna. Leurs principaux adversaires — qui rejettent fondamentalement la pratique du kalâm parce que source de déviance religieuse — sont les hanbalites, partisans de l’école juridique fondée par Ibn Hanbal au début du ixe siècle. Le hanbalisme réfute de fait toutes les thèses mutazilites, position que vont également adopter les deux écoles théologiques postérieures.
Adversaire des positions mutazilites, al-Achari reprend toutefois à son compte au xe siècle le mode de raisonnement et de réflexion des mutazilites, c’est-à-dire le kalâm. Bien que ralliée au traditionalisme du hanbalisme (et, en cela, adhérant au concept de prédestination), son école, l’acharisme, a pour originalité d’aller plus loin que la théorie traditionnelle, en affirmant que, si l’homme est prédestiné dans ses actes, il se les approprie au moment de les réaliser et en devient ainsi responsable.
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