« Ondes claires, fraîches et douces
Où vint reposer ses beaux membres
Celle-là qui seule me paraît dame ;
Noble rameau dont il lui plut
(Je m'en souviens en soupirant)
De faire une colonne à son beau flanc,
Herbe et fleurs que sa robe
Charmante recouvrit
De ses plis angéliques ;
Air sacré et serein,
Où de ses yeux Amour ouvrit mon cœur,
Ensemble donnez audience
À mes dolentes paroles dernières. »
Pétrarque, Canzoniere, in Anthologie bilingue de la poésie italienne. Traduction d'André Rochon. Éditions Gallimard (La Pléiade), 1994. |