« Tous les dimanches, il devenait une brute irresponsable, une bête rendue folle par l'alcool » explique, au sujet du « père » McTeague (ci-contre Jack Curtis), l'un des premiers cartons du film d'Eric von Stroheim.
« Dépecé » par son producteur (le jeune Irving Thalberg) contre la volonté de son auteur, les Rapaces est un film-fleuve, une étude naturaliste des pulsions qui agitent de pauvres hères, les jetant dans la frustration sexuelle, la misère et, finalement, par une sorte de fatalité archétypale qui est celle de la condition humaine selon le réalisateur, dans le meurtre.
Les Rapaces (Greed, 1924) d'Eric von Stroheim. |