Extrait d'un entretien de Julien Gracq (février 1996).
L'atmosphère d'étrangeté, d'attente et de « rêve éveillé » qui baigne ses romans, l'importance qu'y prennent des descriptions souvent très poétiques et la magie qu'y exercent les lieux — reléguant de fait l'intrigue au second plan —, font de Julien Gracq l'un des derniers grands représentants du surréalisme (Au château d'Argol, 1938 ; le Rivage des Syrtes, 1951). Son intérêt pour le mouvement d'André Breton se reflète d'ailleurs dans ses essais, en particulier dans celui qu'il consacre à ce dernier (André Breton, 1948). |