Médias Encarta

Victimes de la Terreur

Victimes de la Terreur
La scène dépeinte par Ernest Hédouin se passe en juillet 1794, quelques jours avant la chute du régime de Terreur instauré par Maximilien de Robespierre. Elle figure une prison révolutionnaire où sont enfermés les aristocrates, jugés ennemis des principes de la Révolution. Hommes, femmes et enfants croupissent dans une salle commune, à l'aube de leur passage à la guillotine — vision trompeuse de l'histoire, les enfants étant épargnés et les femmes étant séparées des hommes. Au pied des marches, un huissier de la République, assisté d'un sans-culotte, procède à l'appel des prisonniers.

Au centre de la composition se trouve le poète André Chénier, guillotiné le 25 juillet 1794 (deux jours avant la chute de son principal ennemi, Robespierre). Entouré d'aristocrates des deux sexes, il est représenté par l'artiste comme le symbole du raffinement et du génie persécuté par de rustres personnages (l'huissier et le sans-culotte).

Ernest Hédouin d'après Charles-Louis Muller, l'Appel des dernières victimes de la Terreur, apr. 1850. Estampe. Bibliothèque nationale de France, Paris.
Archive Photos
Figure dans les articles :
Terreur ; République, Ire ; Tribunal révolutionnaire ; Révolution française
* Réservé aux abonnés MSN Encarta Premium. S'abonner maintenant
© 2008 Microsoft