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Greuze, l'Accordée de village

Greuze, l'Accordée de village
Présentée au Salon de 1761, la toile de Greuze connut un grand retentissement. Diderot en fit une description très fidèle — bien que teintée de moralisme — dans ses Salons : « C'est un père qui vient de payer la dot de sa fille. […] Le peintre a donné à la fiancée une figure charmante, décente et réservée. […] Elle est jolie, vraiment. Une gorge faite au tour qu'on ne voit point du tout. Mais je gage qu'il n'y a rien là qui la relève, et que cela se tient tout seul. Plus à son fiancé, et elle n'eût pas été décente ; plus à sa mère ou à son père, et elle eût été fausse. Elle a le bras à demi passé sous celui de son futur époux, et le bout de ses doigts tombe et appuie doucement sur sa main ; c'est la seule marque de tendresse qu'elle lui donne, et peut-être sans le savoir elle-même. »

Jean-Baptiste Greuze, l'Accordée de village, 1761. Huile sur toile, 92 × 117 cm. Département des peintures, musée du Louvre, Paris.
Erich Lessing/Art Resource, NY
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Salon (art) ; français, art ; genre, peinture de ; famille, histoire de la ; Accordée de village, l' [Jean-Baptiste Greuze] ; Greuze, Jean-Baptiste
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