En 1814, Ingres réalisa trois tableaux d'importance, alors qu'il séjournait en Italie : le Portrait de Mme de Senones (musée des Beaux-Arts de Nantes), la première Chapelle Sixtine (National Gallery of Art, Washington) et enfin l'Odalisque couchée ou Grande Odalisque (musée du Louvre), nu orientaliste commandé par la reine de Naples. Allongée sur un lit, l'odalisque est une esclave au service des femmes du sultan. Le tableau provoqua un scandale qui ne tenait pas à la nudité de la femme mais au traitement des normes anatomiques : en effet, la colonne vertébrale de la voluptueuse esclave compte trois vertèbres de trop. En 1869, Ingres peignit également une Odalisque à l'esclave, conservée au Fogg Art Museum de Cambridge, aux États-Unis.
Jean Auguste Dominique Ingres, la Grande Odalisque ou l'Odalisque couchée, 1814. Huile sur toile, 91 × 162 cm. Département des peintures, musée du Louvre, Paris.