Le tableau introduit avec originalité un thème académique (l'étude des torses) dans une toile qui se voulut résolument moderne. Le souci du détail s'accorde de manière paradoxale avec un espace et des proportions anatomiques démesurés : plancher incliné, ligne d'horizon surélevée, bras des ouvriers étirés. Une « utilisation hardie de l'asymétrie et des vides » complète les effets de contrejour et de reflets.
Gustave Caillebotte, les Raboteurs de parquet, 1875. Huile sur toile, 102 × 146,5 cm. Musée d'Orsay, Paris.