Dans la grande tradition des nus féminins étendus (Giorgione, Titien, Goya, Ingres, etc.), mais sans aucun prétexte académique (Alexandre Cabanel, la Naissance de Vénus, 1863, Musée d'Orsay), Manet ose avec Olympia une figure de femme contemporaine et libre, véritable « scandale-idole » (Paul Valéry). Renouvelant à la fois la conception de l'art et la vision de la nature, le tableau ne pouvait qu'indigner le public, mais aussi retenir l'attention admirative de Zola ou de Baudelaire et finalement inaugurer la peinture moderne.
Édouard Manet, Olympia, 1863. Huile sur toile, 130,5 × 190 cm. Musée d'Orsay, Paris. |