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Juliette Gréco

Juliette Gréco
C'est au Tabou, qu'elle fréquente assidûment, que Juliette Gréco — surnommée la « muse de Saint-Germain-des-Prés » — fait ses débuts dans la chanson, sous le double parrainage de Jean-Paul Sartre et de Raymond Queneau, qui lui écrivent respectivement « la Rue des Blancs-Manteaux » et « Si tu t'imagines ». Honnie par la bourgeoisie de l'époque — Saint-Germain-des-Prés et sa « faune » noctambule sont associés à la subversion —, Juliette Gréco va peu à peu s'imposer, la vogue existentialiste passée, comme une interprète de première importance. La longévité de sa carrière s'explique aussi par la manière dont elle a su diversifier son répertoire, en s'entourant de paroliers et de compositeurs très différents (Jacques Prévert, Léo Ferré, Guy Béart, Serge Gainsbourg, Jacques Brel, Leny Escudero, Jean-Claude Carrière).
Lipnitzki/Roger-Viollet/Getty Images
Figure dans les articles :
chanson française ; Gréco, Juliette ; Tabou, Le (cabaret)
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