« L'endroit est brun et désolé, le soir,
L'air traversé de puanteurs horribles.
Le tonnerre d'un train sur l'arche du pont
Et des moineaux volent au-dessus des buissons et des haies.
Cabanes tapies, sentiers éparpillés,
Confusion et mouvement dans les jardins,
Parfois s'enfle un hurlement au milieu de l'agitation sourde,
Une robe vole, rouge, dans une troupe d'enfants. »
Georg Trakl, « Banlieue sous le fœhn », Œuvres complètes. Traduction de Marc Petit et Jean-Claude Schneider. Éditions Gallimard, 1974. |