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Le 21 janvier 1793, Louis XVI monte sur l’échafaud dressé sur la place de la Révolution à Paris (devenue place de la Concorde) après sa condamnation par la Convention nationale de la Ire République française. Debout dans la charrette qui le mène à la guillotine, il récite les psaumes des agonisants. À l’aube de la mort, ses derniers mots sont : « Peuple, je meurs innocent ! Je pardonne aux auteurs de ma mort. »
La mise en parallèle avec un événement de mai 1776 a des effets surprenants, même si pour ce faire la rigueur historique n’est pas forcément respectée. À cette époque absolutiste, le contrôleur général des finances Turgot avait rédigé, la veille de sa propre disgrâce, un courrier à son souverain dont les propos prennent de l’ampleur à la lumière des événements révolutionnaires : « N’oubliez jamais, Sire, que c’est la faiblesse qui a mis la tête de Charles Ier sur un billot. […] Je ne puis assez répéter à votre Majesté ce que je prévois d’un enchaînement de faiblesse et de malheur si une fois les plans commencés sont abandonnés et si le ministre qui les a mis en avant succombe à l’effort des résistances qui s’unissent contre lui. »
Exécution de Louis XVI, fin du xviiie siècle. Estampe. Musée Carnavalet, Paris.
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