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Cherubini, Lodoïska (argument)

Argument de Lodoïska, opéra en trois actes de Luigi Cherubini, sur un livret de Claude-François Fillette-Loreaux, créé le 18 juillet 1791 au Théâtre Feydeau, à Paris.

Lodoïska de Cherubini

Premier acte

Sur un fond de forêt, la nuit, le château du baron Dourlinski, sombre et menaçant.

Scène I : Un groupe de Tartares conduit par Titzikan s’approche lentement du château du féroce Dourlinski. Incités par leur chef, ils appellent à la vengeance et chantent victoire.

(Parlé)

Scène II : Un Tartare conseille à Titzikan de profiter des sorties du château de Dourlinski avec une petite escorte.

Titzikan déclare qu’il veut une victoire sans ruses ni coups bas.

(Parlé)

Scène III : Le comte Floreski et son écuyer Varbel arrivent, à pied, car les Tartares ont volé leurs chevaux. Floreski demande à Varbel pourquoi il le suit ; l’écuyer répond qu’il veut partager ses mésaventures.

Varbel révèle que Floreski et lui se sont embarqués dans une folle entreprise : ils sillonnent la Pologne, pris par tous pour deux fous, à la recherche d’une belle jeune fille, Lodoïska.

(Parlé)

Varbel demande s’il ne serait pas préférable d’attendre le retour de Lodoïska à Varsovie mais Floreski veut continuer les recherches.

Scène IV : Deux Tartares, Titzikan et Talma, enjoignent à Floreski et à Varbel de se rendre, mais en vain.

Scène V : La bataille commence. Floreski et Varbel désarment leurs adversaires.

(Parlé)

Scène VI : Les vainqueurs gracient les vaincus. Titzikan invitent ses troupes arrivées en renfort à respecter l’adversaire. Floreski et Titzikan se donnent l’accolade.

Les Tartares font le serment de s’allier à Floreski et de combattre à ses côtés jusqu’à la mort.

(Parlé)

Titzikan révèle à Floreski qu’il veut se venger du cruel Dourlinski qui a dévasté les territoires des Tartares.

Scène VII : Floreski se souvient que Dourlinski était lié au père de Lodoïska. Varbel l’invite à se restaurer mais il refuse.

Pour Varbel l’amour n’est pas un motif suffisant pour sauter un repas mais Floreski ne cesse de rêver de retrouvailles avec sa bien-aimée.

(Parlé)

On jette de la tour des pierres que Floreski recueille ; avec elles un message de Lodoïska prisonnière dans le château. Très troublé Floreski demande à Varbel de lui indiquer le meilleur moyen pour la libérer.

Scène VIII : De la tour, Lodoïska invite Floreski à la prudence : à minuit, du sommet de la tour, il pourra lui faire avoir un message. Varbel effrayé, voudrait fuir mais son maître le retient. Varbel suggère alors de pénétrer dans le château en feignant d’être les frères de Lodoïska venus pour la ramener à la maison. Ils décident de se lancer dans l’entreprise.

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Deuxième acte

Intérieur du château. Une antique galerie ornée de motifs architecturaux.

(Parlé)

Scène I : Altamoras parle avec la nourrice de Lodoïska, Lysinka.µ

Scène II : Lodoïska dit à Lysinka qu’elle a vu Floreski.

Lodoïska confie ses tourments, sachant l’aimé en danger.

(Parlé)

Scène III et IV : Dourlinski demande la main de Lodoïska.

Dourlinski veut que Lodoïska soit sienne à tout prix.

(Parlé)

Dourlinski donne ordre à ses gardes de conduire Lodoïska au secret dans la tour.

Scène V : Dourlinski ordonne aux soldats de séparer Lodoïska de sa nourrice, les soldats implorent sa clémence.

(Parlé)

Scène VI-X : Dourlinski fait entrer Floreski et Varbel, soi-disant frères de Lodoïska. Après l’inutile prière, au nom de sa mère, de libérer la jeune fille, ils demandent la permission de passer la nuit au château.

Floreski et Dourlinski (avec Altamoras) voudraient deviner les intentions des adversaires.

(Parlé)

Dourlinski concède l’hospitalité aux deux Polonais.
Scène XI : Floreski, seul, espère sauver sa bien-aimée et jure de châtier l’usurpateur.

(Parlé)

Scène XII-XIII : Varbel découvre que le vin offert par Dourlinski est empoisonné ; il en fait part à son maître.

Pendant que Floreski tente d’écrire un message à Lodoïska, les émissaires du tyran offrent aux hôtes le vin empoisonné. Varbel et Floreski substituent à leurs verres ceux des émissaires.

Au moment où les deux Polonais s’apprêtent à sortir, Dourlinski arrive avec ses gardes. Floreski révèle leur véritable identité et ils sont faits prisonniers.

Troisième acte

Même décor que pour l’acte II
Scène I : Dourlinski, se croyant déjà vainqueur, savoure la capture de son rival.

(Parlé)

Scène II-III : Après un bref entretien entre Altamoras et Dourlinski, ce dernier annonce à Lodoïska que le comte Floreski a été fait prisonnier.

Lodoïska implore la clémence pour le prisonnier et s’offre en sacrifice à sa place.

(Parlé)

Dourlinski exerce un chantage sur la jeune fille pour la contraindre à accepter le mariage. Il lui annonce que son père est mort.

Scène IV : Dourlinski reprend le chantage en présence du prisonnier.

Les amants choisissent la mort. Altamoras incite son maître à la vengeance.

(Parlé)

Scène V-VI : On entend des coups de canon. Un soldat vient en courant annoncer que le château est attaqué par l’ennemi.

Scène VII : Titzikan arrive ; il entre dans la cellule de Floreski qui l’invite à sauver la princesse. Pendant la bataille et les incendies, Floreski réussit à libérer Lodoïska de la tour avant que celle-ci s’écroule. Titzikan arrache un couteau des mains de Dourlinski, qui veut tuer Floreski.

Tout est bien qui finit bien : les amants, enfin libres et réconfortés par les bonnes paroles de Titzikan, s’abandonnent à leur amour.

Source : Teatro alla Scala, http://lascala.milano.it/

Figure dans

Cherubini, Luigi

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