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Dans la franc-maçonnerie, les rites écossais — assimilés à la tendance « régulière » de tradition anglo-saxonne — sont imprégnés d’un spiritualisme humaniste rappelant l’esprit des Lumières. D’inspiration chrétienne et auréolé par sa coloration initiatique, ce code — manière de philosophie morale — met en scène les vertus que le franc-maçon doit développer et promouvoir : respect d’autrui et charité, fraternité et amour de l’égalité, sens de la relativité et de l’humilité (être plutôt que paraître), amitié pour la connaissance. Réalisés, pratiqués, ces mérites doivent aider à l’édification d’une société harmonieuse dans « le temple de l’humanité » et sous le regard du « Grand Architecte de l’Univers ».
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Honore le G... Arch... de l’U...
Aime ton prochain.
Ne Fais point de mal.
Fais le bien.
Laisse parler les hommes.
Le vrai culte du G... A... consiste dans les bonnes mœurs.
Fais donc le bien pour l’amour du bien lui-même.
Tiens toujours ton âme dans un état pur,
Pour paraître dignement devant le G... Arch... de l’U....
Aime les bons, plains les faibles, fuis les méchans, mais ne hais personne.
Parle sombrement avec les grands, prudemment avec tes égaux,
Sincèrement avec tes amis, doucement avec les petits, tendrement avec les pauvres.
Ne flatte point ton frère, c’est une trahison,
Si ton frère te flatte, crains qu’il te corrompe.
Écoute toujours la voix de ta conscience
Sois le père des pauvres,
Chaque soupir que la dureté leur arrachera augmentera le nombre
Des malédictions qui tomberont sur ta tête.
Respecte l’étranger voyageur, aide-le : la personne est sacrée pour toi.
Évite les querelles, préviens le insultes,
Mets toujours la raison de ton côté.
Respecte les femmes, n’abuse jamais
De leur faiblesse, et meurs plutôt que de les déshonorer.
Si le G... A... te donne un fils, remercie-le,
Mais tremble sur le dépôt qu’il te confie.
Sois pour cet enfant l’image de la divinité,
Fais que jusqu’à dix ans il te craigne,
Que jusqu’à vingt il t’aime, que jusqu’à la mort il te respecte.
Jusqu’à dix ans sois son maître,
Jusqu’à vingt son père, jusqu’à la mort son ami.
Pense à lui donner de bons principes
Plutôt que de belles manières ;
Qu’il te doive une droiture éclairée et non une frivole élégance,
Fais-le honnête homme plutôt qu’habile homme,
Si tu rougis de ton état, c’est Orgueil,
Songe que ce n’est pas ta place qui t’honore ou te dégrade,
Mais la façon dont tu l’exerces.
Lis et profite, vois et imite, réfléchis et travaille.
Rapporte tout à l’utilité de tes frères,
C’est travailler pour toi-même.
Sois content partout, de tout et avec tout.
Réjouis-toi de la justice,
Courrouce-toi contre l’iniquité, souffre sans te plaindre.
Ne juge pas légèrement les actions des hommes,
Ne blâme point et loue encore moins.
C’est au G... A... de l’U... qui sonde les cœurs à apprécier son ouvrage.
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Figure dans
franc-maçonnerie ; Grande Loge (franc-maçonnerie)
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