La Fayette, Marie Joseph Gilbert Motier, marquis de
Dans le menu Fichier, cliquez sur Imprimer.
La Fayette, Marie Joseph Gilbert Motier, marquis de
3. Le révolutionnaire : une tentation césariste

En 1787, La Fayette siège à l’assemblée des notables. En 1789, il représente la noblesse pour la sénéchaussée de Riom aux États généraux. Après le 14 juillet 1789, il est amené à diriger la milice bourgeoise, puis prend en charge l’organisation et le commandement de la Garde nationale. Il est également un des initiateurs de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 — inspirée de la Déclaration d’Indépendance américaine.

En 1790, La Fayette jouit d’une exceptionnelle popularité. Le « héros des deux mondes » représente l’ancien parti des patriotes à la Constituante. Quoique révolutionnaire convaincu, il est aussi le protecteur de la famille royale depuis octobre 1789. Ce choix et sa renommée le placent au centre du débat constitutionnel. Son action en fait également l’un des principaux acteurs des crises politiques : le 17 juillet 1791, c’est lui qui donne l’ordre de tirer sur la foule lors du massacre du Champ-de-Mars. Il incarne alors le triomphe d’une révolution bourgeoise, celle des Feuillants — club qu’il a créé —, favorables à une monarchie constitutionnelle. Les « fayettistes » composent un fort groupe d’influence, que son inspirateur voudrait voir arriver au pouvoir.

En 1792, il prend la tête d’une armée contre l’Autriche, espérant qu’une victoire lui permettra, en accord avec les Girondins, de briguer le pouvoir. Cependant, son opposition avec les Jacobins s’accroît ; ceux-ci l’accusent de retourner ses troupes contre Paris pour prendre le pouvoir.

Alors que le mouvement démocratique et populaire reprend la Révolution en main, La Fayette est déclaré traître à la patrie. Le 8 août 1792, deux jours avant la chute de la monarchie, il fuit en Flandre.