Valmy, bataille de
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Valmy, bataille de
3. Une « simple canonnade »

Quoiqu’éreintées par une épidémie de dysenterie et victimes d’une guérilla rurale incessante, les troupes austro-prussiennes décident de franchir la région accidentée et boisée de l’Argonne (frontière naturelle entre la Lorraine et la Champagne), au-delà de laquelle il n’y a plus aucun obstacle naturel avant Paris. Résolu à arrêter cette progression sur la route de Châlons, Dumouriez, commandant de l’armée française, établit une ligne de défense dans la boue de l’Argonne. Rejoint par Kellermann le 19 septembre 1792, il attend le duc de Brunswick.

Le 20 septembre, la stratégie française — couper Brunswick de ses arrières — l’emporte. La victoire intermédiaire de Brunswick à la Croix-au-Bois force les Français à se replier sur le fameux plateau de Valmy pour contre-attaquer. Mais là, en dépit de la canonnade fournie des Austro-prussiens — que la pluie a rendue moins meurtrière —, les Français forcent Brunswick à la retraite, après quatre heures de combat.

La bataille de Valmy n’ayant fait « que » cinq cents victimes, elle n’apparaît dès lors rien de plus qu’une simple canonnade.